Arcole : Un pont vers la légende (15-17 novembre 1796) PDF

Une nouvelle armée autrichienne, sous les ordres de Josef Alvinczy, entre arcole : Un pont vers la légende (15-17 novembre 1796) PDF Italie pour en refouler Bonaparte. Divisée en deux colonnes, elle affronte les Français à plusieurs reprises.


La bataille d ‘Arcole qui se déroule du 15 au 17 novembre 1796 fait entrer le jeune général Bonaparte, commandant en chef de l’armée d’Italie, dans la légende. Même si l’épisode du passage du pont est moins glorieux que la peinture immortalisée par le pinceau de Gros, il n’en demeure pas moins qu’Arcole s’inscrit comme une victoire mythique. Durant ces journées, Bonaparte fait preuve d’un sens tactique hors du commun. C’est le début de l’irrésistible ascension.

Durant deux jours de bataille, les Français tentent de passer, mais la manœuvre de tenaille effectuée par les généraux Pierre Augereau et André Masséna échoue. Les forces françaises tentent de prendre le village en franchissant l’Alpone par un pont sous le feu des forces autrichiennes. Augereau passe l’Adige mais est repoussé par un feu violent devant le pont d’Arcole, tandis que Masséna s’enlise dans les marais. Augereau tente alors d’emmener ses troupes sur la digue : prenant un drapeau, il s’élance le premier, mais les soldats ne le suivent pas. Alors commandant de l’armée d’Italie, Bonaparte saisit lui aussi un drapeau, s’élance sur le pont et l’y plante. En attendant, le général en chef, instruit de l’état des affaires, s’était déjà avancé lui-même à moitié chemin : on lui apprend les pertes irréparables qu’on vient de faire, l’obstination de l’ennemi, le découragement de nos soldats.

Le combat était engagé, il fallait vaincre ou périr, et il prend un parti digne de sa gloire. Un autre témoin décrit la suite :  Sa colonne l’avait à moitié franchi lorsqu’un feu de flanc la fit rétrograder. Les grenadiers enlevèrent Bonaparte et l’entrainèrent, il fut précipité dans un marais où il enfonça jusqu’à mi-corps. Lannes qui était blessé était accouru de Milan, il couvrit le général de son corps. Bonaparte tente alors d’envoyer des renforts à Masséna mais tombe dans un marécage.

C’est le général Belliard qui rallie ses hommes et sauve à nouveau Bonaparte. Alvinczy, pensant que les Français sont en train d’attaquer ses arrières, désunit sa solide défense et poursuit les tambours avec son armée, ce qui permet à Masséna de traverser l’Adige. Bonaparte donne alors ordre à Masséna et à Augereau de prendre l’armée ennemie en tenaille par un gué découvert par Masséna, ce qui permet de l’anéantir. L’armée française est victorieuse et reste solidement accrochée dans le Nord de la péninsule italienne. Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens de la péninsule italienne. Le drapeau que Bonaparte avait porté sur la digue d’Arcole fut envoyé au Directoire.

Plus tard au mois de février 1798, le Corps législatif fit hommage de ce drapeau à l’ancien général en chef de l’armée d’Italie. Bonaparte le donna à Lannes pour son action héroïque sur le pont. 3  Les vertes plaines d’Italie , p. Le maréchal Lannes, Paris, éditions Calmann-Lévy, 1891, 388 p. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 24 juin 2018 à 21:24. Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Description de l’image Italian campaigns 1796. Flag of the Kingdom of Sardinia. La première campagne d’Italie entraîne la conclusion de ce conflit engagé en 1792, donnant une importance majeure au front italien jusqu’alors secondaire.

La première campagne d’Italie a bouleversé durablement l’ordre géopolitique de la péninsule italienne. Elle y implante pour près de deux décennies l’influence française, qui y prospérera à des degrés variables jusqu’en 1815. L’armée d’Italie, dirigée par le général Bonaparte, vainc successivement sept armées sardes et autrichiennes. De 1796 à 1797, elle conquiert l’Italie et l’Empire d’Autriche doit abandonner non seulement l’Italie, mais aussi la rive gauche du Rhin, où les Autrichiens sont pourtant victorieux.