Dada au Japon PDF

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Cet essai relate la découverte des avant-gardistes japonaises par l’auteur : « L’élégante insouciance du papillon venu faire performance, trace dans l’air un fugitif kanji, fin du Japon. »

Por qué planificar tu viaje con minube? Dada est issu d’une filiation expressionniste et sa véritable naissance est le Manifeste littéraire, publié sous forme de tract, en février 1915, à Berlin, par Hugo Ball et Richard Huelsenbeck. C’est à partir de ce texte que s’esquisse la position spécifique de dada. Dada connaît notamment une rapide diffusion internationale. Il met en avant un esprit mutin et caustique, un jeu avec les convenances et les conventions, son rejet de la raison et de la logique, et marque, avec son extravagance notoire, sa dérision pour les traditions et son art très engagé. Ils cherchaient également une liberté du langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite. Hugo Ball en costume cubiste au Cabaret Voltaire.

Zurich accueillait alors plusieurs artistes ayant fui les horreurs de la guerre. Il persuade Ephraïm Jan de lui louer une pièce dans l’Auberge de la Meierei, au 1 de la Spiegelstrasse, située dans le quartier mal famé de Zurich. Ball voulait offrir un lieu de rencontre et d’exposition aux artistes et aux intellectuels. Quelques jours auparavant, Marcel Janco, à la recherche d’un travail, passe devant l’auberge. Quand ce dernier apprend que Janco est peintre, il lui offre les murs du cabaret pour exposer. L’inauguration a lieu le 5 février, la salle est comble. Ball joue du piano, Hennings chante en français et en danois, Tristan Tzara récite ses poèmes en roumain.

Le décor est signé Janco et Arp. Bientôt, les représentations intègrent des lectures simultanées, accompagnées de bruitisme. Une revue est créée Cabaret Voltaire, avec textes et dessins. Le mot  dada  est trouvé quelques jours après. Selon Henri Béhar,  pour tout le monde, désormais, dada est né à Zurich le 8 février 1916, son nom ayant été trouvé à l’aide d’un coupe-papier glissé au hasard entre les pages d’un dictionnaire Larousse.

Marcel Janco reconnaît qu’il n’était pas présent à ce moment-là :  Un après-midi, dans un café où nous nous retrouvions, j’ai appris que Tzara avait trouvé un nom pour le groupe, que tout le monde avait accepté. Ils cherchaient un nom parce que le mouvement était devenu très important. 12 enfants lorsque Tzara a prononcé pour la première fois ce nom qui a déchaîné en nous un enthousiasme légitime. Dada  apparaît pour la première fois dans l’unique numéro de la revue Cabaret Voltaire, publiée en mai 1916. Même si une lettre de H. Huelsenbeck du 28 novembre 1916 semble soutenir sa version :  Et finalement j’y ai également décrit dada : le Cabaret et la Galerie. Au bout de six mois, en juillet 1916, les protagonistes du Cabaret Voltaire veulent créer une revue et une galerie.

Mais Hugo Ball s’oppose à l’idée de faire de dada un mouvement artistique. Dans son manifeste, écrit à ce moment-là, il donne la primauté au mot, et hésite à parler d’art :  Le mot, messieurs, le mot est une affaire publique de tout premier ordre. Les dadaïstes créent tout de même une maison d’édition et une galerie. Le mouvement dérive des spectacles spontanés des cabarets à la programmation d’événements. Il converge vers la danse, probablement grâce à Sophie Taeuber.

La galerie dada, ouverte en janvier 1917, se révèle un succès, mais elle ne dure que quelques semaines. Hugo Ball, finalement, voyait dans cette galerie un effort pédagogique pour réviser les traditions littéraires et artistiques. Berlin, Huelsenbeck passe quelque temps à étudier et réfléchir. Le mouvement est effectivement relancé à partir de quelques soirées au Café des Westens, en février 1918, par des artistes tels que Huelsenbeck et Grosz. Un peu avant la fin de la guerre, des mouvements dadas sont créés dans les grandes villes allemandes : Berlin, Hanovre et Cologne. Les différents Manifestes parviennent à Paris, malgré la censure et le  bourrage de crâne  contre tout  germanisme .

Courant 1917 et 1918, le mouvement s’internationalise. La revue DADA paraît en juillet 1917 et durera 3 ans, portée par Tristan Tzara qui explore les possibilités typographiques non conventionnelles. Après quatre années passées à Zurich, Tristan Tzara décide de rejoindre Paris en 1919, pour donner à l’anarchie dada un nouvel élan. Au moins deux œuvres, qualifiées a posteriori de prédadaïstes, avaient déjà sensibilisé publics et artistes parisiens à la manière dada : Ubu roi et le ballet Parade. Une image d’Entr’acte, film de transition entre dada et surréalisme, par René Clair. Dans l’après-guerre, les premières galeries dada, avec les premiers journaux et manifestes de ce mouvement apparaissent en France, en Allemagne et aux États-Unis.

Cologne, Hans Arp et Max Ernst organisent les premiers rassemblements dadaïstes. Raoul Hausmann fondent en janvier 1918 le Club Dada, groupuscule informel dépourvu de règlement, de lieu de réunion, de statuts ou même de programme. Paris, bien que les premiers contacts avec les artistes locaux suscitent un enthousiasme mutuel, de nombreuses incompréhensions apparaissent. Certains défendent une tradition qu’ils disent zurichoise et refusent toute notion d’art ayant un caractère positif, voire toute notion d’art tout court, mais d’autres pensent que dada porte en lui les germes d’une nouveauté.