Des Applications de La Botanique a la Pharmacie /Par J.?L. Soubeiran. PDF

Il est considéré comme un des fondateurs de l’agriculture industrielle, fondée sur la chimie organique. Très jeune curieux de chimie, dont il apprend quelques rudiments dans l’atelier de son père marchand de couleurs et commerçant à Darmstadt, il est placé en apprentissage auprès des Applications de La Botanique a la Pharmacie /Par J.?L. Soubeiran. PDF’un pharmacien de Heppenheim, Gottfried Pirsch en septembre 1817. En juin 1818, Pirsch le congédie. C’est Kastner qui l’invite à postuler une bourse pour étudier à Paris, alors un lieu important de savoir et d’enseignement de la chimie.


Sa bourse accordée initialement pour une durée de six mois lui est régulièrement renouvelée. Il obtient alors une bourse du gouvernement de la Hesse pour étudier à Paris. En 1824, grâce à l’appui d’Humbolt, il devient professeur à l’université de Giessen, université qui porte désormais son nom. Il y crée le premier laboratoire destiné à l’enseignement pratique de la chimie. En 1825 il est titulaire de la chaire de chimie de l’université de Giessen. Il établit vers 1830 la théorie des radicaux grâce à laquelle la grande diversité des liaisons en chimie organique pouvait pour la première fois être expliquée de façon systématique.

Untersuchungen über das Radikal der Benzoesäure, Ann. En 1835, en étudiant les aldéhydes, il découvre que l’argent peut se déposer sur du verre par réduction chimique d’une solution de nitrate d’argent. En 1839, l’architecte Johann Philipp Hofmann – le père de August Wilhelm von Hofmann – agrandit son laboratoire. Il compte sur la polémique générée par cet ouvrage pour susciter l’attention du public avant la publication de son ouvrage majeur Die Chemie in ihrer Anwendung auf Agricultur und Physiologie. Il est directement issu du texte que Liebig publie d’abord en français dans son Traité de Chimie organique publié chez Masson en avril 1840.

L’ouvrage lui-même paraît en allemand à Brunschwig en octobre 1840 sous le titre La Chimie dans ses rapports avec l’agriculture et la croissance des plantes. Dans la Chimie agricole, Liebig s’en prend aux phytophysiologistes, à leur adhésion à la théorie de l’humus et à leur ignorance de la chimie. Liebig y déploie des réflexions qui dépassent le strict cadre scientifique et offrent une  philosophie de l’histoire . Il y développe ses idées sur le métabolisme énergétique. Une deuxième édition sort dès 1843. Il montre que cette substance se retrouve en plus grande abondance dans les muscles de renards sauvages que dans ceux vivant en captivité. Lors des évènements révolutionnaires de 1848, il se tient à distance de tout engagement, partageant toutefois semble-t-il les convictions libérales de son fils Georg en faveur d’un bicaméralisme et d’une monarchie constitutionnelle.

Sur l’invitation de Maximilien II de Bavière, et via son ancien élève Max Joseph von Pettenkofer Liebig fut ensuite professeur à l’Université de Munich de 1852 à 1873. En 1855, répondant aux objections élevées par Lawes et Gilbert, il publie Die Grundsätze der Agriculturchemie. 1850 autour des éléments minéraux nécessaires à l’alimentation des plantes. Depuis la publication en 1835 dans les Annalen les recherches s’étaient multipliées qui s’inspiraient de la réaction exposée par Liebig. Tony Petitjean avait également déposé un brevet en 1855. Liebig lui-même prend une participation dans une manufacture de miroir.