Eloge du plantain PDF

Son succès musical l’amène vers le cinéma. Connu pour son engagement politique à gauche, Eloge du plantain PDF interprète de nombreux films et chansons engagés, dont ceux de Costa-Gavras dénonçant les extrémismes. Avec Simone Signoret, qu’il épouse en 1951, il forme l’un des couples les plus célèbres du cinéma français.


A voir le nombre d’insectes qui ont adopté le Plantain, et le goût que lui portent les oiseaux, je verrais en lui le symbole d’un havre biologique, tenace et opportuniste, comme ces coins délaissés de nos villes qui deviennent friches et îlots de vie. Et si c’était l’un des ingrédients clefs du jardin du futur, un espace voulu plus tolérant et pacifié. On sait déjà depuis longtemps que le Plantain cicatrise les blessures, raccommodera-t-il aussi l’homme et la nature ? » » – extrait de la préface de Jean-Paul Collaert.

En 1923, Ivo n’a que deux ans lorsque sa famille fuit l’Italie fasciste et émigre vers la France. Les Livi s’installent au sein des quartiers pauvres de Marseille. Le père d’Ivo crée une petite fabrique de balais dans le quartier des Crottes. Livi obtient la nationalité française et Ivo devient Yves. La même année, la famille déménage dans le quartier de La Cabucelle, dans l’impasse des Mûriers. Il travaille par la suite sur les docks de Marseille.

En 1938, à l’âge de dix-sept ans, Yves Livi décroche une place de  chauffeur de salle  dans un cabaret de music-hall de Marseille. Par la suite, il participe à un spectacle dont la première partie accueille des débutants. Il travaille son jeu de scène avec Francis Trottebas — alias Berlingot — et prend des cours de chant avec Marguerite Francelli à partir de l’été 1937. Mado, la fille de son professeur de chant. Le 21 juin 1939, il est sur la scène de l’Alcazar, le public est conquis par son tour de chant qui mêle aux reprises des créations originales. La guerre éclate et remet tout en cause pour celui qui ambitionnait de monter à Paris tenter sa chance.

Délaissant sa carrière, Montand se retrouve manœuvre aux Chantiers de Provence. Un emploi qu’il finit par perdre et, ne retrouvant pas de travail, il décide de chercher des engagements comme chanteur. Il passe dans des cafés, des cabarets modestes, des cinémas où il chante durant l’entracte. Il trouve un emploi de docker et chante encore parfois le dimanche. Berlingot, en janvier 1941, lui permet de reprendre à plein temps la chanson.

Yves Montand se produit une seconde fois à l’Alcazar et obtient un triomphe. Il est remarqué par le producteur Émile Audiffred, qui prend en charge sa carrière. Avec lui le chanteur suit des cours de danse et affine son jeu de scène, et lui présente Reda Caire pour travailler sa façon de chanter. Audiffred monte la revue Un soir de folie dont Yves est la vedette.