Histoire de la Réforme protestante PDF

Les Vaudois Histoire de la Bible du Moyen Age au 17e siècle Réforme et succession apostolique Catholique? Sauter à la navigation Sauter à la recherche L’histoire de la pensée économique est l’histoire de la Réforme protestante PDF de l’histoire des idées en économie.


Sait-on bien que les baptistes sont aujourd’hui plus nombreux aux Etats-Unis que les catholiques en Espagne et en Italie ? Que les assemblées pentecôtistes, sur les cinq continents, réunissent chaque année des millions de personnes ? Depuis près de cinq siècles, la Réforme protestante, en choisissant de s’adresser à tous les hommes de toutes conditions dans leur propre langue, a contribué à l’émergence des sociétés modernes et à l’affirmation des nations. Bernard Cottret restitue fidèlement cette histoire en interrogeant l’œuvre et l’influence de l’Allemand Martin Luther (1483-1546), du français jean Calvin (1509-1564) et de l’Anglais John Wesley (1703-1791). De Wittenberg à Genève, de l’Angleterre au Nouveau monde, la Réforme protestante s’est ainsi affirmée comme un mouvement original et puissant dont la trajectoire se poursuit sous nos yeux.

Membre honoraire senior de l’Institut universitaire de France, Bernard Cottret enseigne à l’université de Versailles-Saint-Quentin et à l’Ircom (Paris-Sorbonne). Auteur de biographies de Calvin, Henri VIII, Elizabeth Ier, Jean-Jacques Rousseau (avec Monique Cottret), il a également publié chez Perrin 1598, l’Edit de Nantes (1998).

Les premiers concepts économiques se développent dans la civilisation mésopotamienne avec le développement du commerce. Le terme même d’économie est inventé dans l’antiquité grecque. Article détaillé : Histoire de la pensée économique en Mésopotamie. Dans la civilisation mésopotamienne, on assiste dès le IVe millénaire av.

Le développement des activités commerciales entraîne l’avènement d’une terminologie économique élaborée. En dépit de sa sophistication, cette pensée économique mésopotamienne ne s’exprime quasiment que dans des documents privés à visée utilitaire. Article détaillé : Histoire de la pensée économique dans la Chine ancienne. Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l’article, au point d’en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.

Pièce en argent de l’Empire Maurya, portant les symboles de la roue et de l’éléphant. Article détaillé : Histoire de la pensée économique dans la Grèce antique. Socrate, a consacré plusieurs ouvrages à l’économie. C’est en Grèce qu’on trouve les premiers traités explicitement consacrés à l’économie avec le traité de Xénophon et le traité d’Aristote. Dans L’Économique, Xénophon retrace un dialogue entre Socrate et Ischomaque sur le thème de l’administration d’un domaine agricole. Aristote accorde dans sa pensée une place beaucoup plus importante à l’économie.

Avec l’essor et le développement d’un empire, les romains font montre d’un intérêt plus orienté vers les questions liées à la gestion et l’organisation pratique. Bas-Empire, les idées dirigistes apparaissent pour contrer les difficultés économiques et sociales. Dioclétien met en place une taxation générale des prix. Les penseurs économiques du Moyen Âge sont avant tout des théologiens. L’Ancien Testament contient de nombreux jugements et prescriptions économiques. Il ordonne l’absence de propriété perpétuelle sur la Terre et instaure une redistribution périodique. Le Moyen Âge voit un renouveau des échanges commerciaux et une multiplication des opportunités de profit.

Les canonistes médiévaux posent la question du bien commun, notamment à travers les travaux de saint Thomas d’Aquin et de ses réflexions sur la propriété privée et la recherche du juste prix dans les échanges. Ils interdisent conformément au dogme théologique le prêt à intérêt, ou l’ usure , définie dans le Décret de Gratien. De même, le rôle éventuellement spéculatif de la monnaie, déjà entrevu et condamné par Aristote, génère une méfiance séculaire, source de nombreuses interdictions. Il explique le rôle de la monnaie et l’amoralité de ses altérations. Article détaillé : Histoire de la pensée économique dans l’Islam médiéval.

Les penseurs de l’Islam à l’époque médiévale apportent une contribution à l’histoire de la pensée économique par leur réflexion sur les finances publiques, leur réflexion sur les cycles économiques et leur réflexion sur la monnaie et les prix. Les auteurs arabe musulman réfléchissent au poids de la fiscalité sur l’économie, au bon emploi des recettes fiscales et à la possibilité du recours à l’endettement. Ibn Khaldûn fait des dépenses publiques un rouage important du circuit économique. Les auteurs arabo-musulmans reprennent l’analyse des fonctions de la monnaie de la pensée grecque, et plus précisément de celle d’Aristote, mais leur réflexion s’est très vite portée sur les incidences économiques et sociales de la circulation monétaire. Al-Maqrîzî se situe dans la lignée d’Aristophane, Oresme, sans oublier ses devanciers arabo-musulmans, qui avaient déjà dénoncé ce phénomène. Il annonce, on ne peut plus clairement, la future loi de T. La Réforme protestante de Luther se construit ainsi autour d’une réaction contre le système des indulgences.

Le crédit peut ainsi se développer dans les villes protestantes. La Réforme protestante se développe donc dans ce climat de changement de mentalité, dans lequel le travail prend davantage de valeur par rapport au commerce pur. Angleterre en décrivant dans Utopia une société imaginaire ou règnerait un régime de communautaire, sans aucune monnaie. Les échanges y étaient régis par un système de troc. Martín d’Azpilcueta est un précurseur de la théorie quantitative de la monnaie. Ses réflexions économiques portent sur les effets de l’arrivée en grande quantité de métaux précieux des Amériques, et l’inflation européenne qui en découle. Ces précurseurs contribuent à émanciper la pensée économique des réflexions scolastiques.

Avec eux l’économie devient une branche distincte de la philosophie et de la théologie. Les penseurs en économie ne sont plus issus de l’Église ni des milieux politiques. Nicolas Copernic, plus connu pour ses travaux d’astronomie, est un économiste important. Tableau Économique  dont Quesnay va donner une formulation plus précise. Jusqu’au Moyen Âge, les questions économiques sont traitées sous l’angle de la religion et les théologiens sont les principaux penseurs des questions économiques.

Sur le fond et d’un point de vue plus économique, le premier écrit qui contribue fortement au débat paraît en 1615, sous la plume d’Antoine de Montchrestien : son Traité d’économie politique utilise pour la première fois l’expression d’économie politique. L’État tient un rôle primordial dans le développement de la richesse nationale, en adoptant des politiques protectionnistes établissant notamment des barrières tarifaires et encourageant les exportations. Elle estime que la richesse d’une nation dépend de l’importance de sa population et de l’accumulation d’or et d’argent. Les nations qui n’ont pas accès aux mines peuvent obtenir l’or et l’argent en favorisant leur outil productif et en stimulant leurs exportations.

Le Détail de la France, la cause de la diminution de ses biens et la facilité du remède en fournissant en un mois tout l’argent dont le Roi a besoin et enrichissant tout le monde en 1712. David Hume et Adam Smith vont plus tard critiquer les mercantilistes pour leur intérêt marqué pour la monnaie et la balance commerciale. Mais en réalité les mercantilistes ne s’intéressent pas uniquement à l’amélioration de la trésorerie de l’État. Celles-ci dérivent de leur souci de surveiller la balance commerciale et les flux de métaux précieux. Jean-Jacques Rousseau décrit quant à lui le processus social de l’appropriation des terres, fondement de l’inégalité parmi les hommes et origine du Droit et de la société civile. L’écossais David Hume apporte la première contribution majeure à la théorie du libre-échange en tentant de démontrer que les déséquilibres commerciaux sont naturellement corrigés par des mécanismes monétaires. Le fondateur et chef de file de cette école est François Quesnay.