Individu et communauté chez Spinoza PDF

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Le conatus est un concept fondamental de l’Éthique de Spinoza. Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être. L’effort par lequel toute chose tend à persévérer dans son être n’est rien de plus que l’essence actuelle de cette chose. Chez l’homme, le conatus s’exprime dans l’âme, mais tout aussi bien dans le corps. Le concept de conatus est lié, chez Spinoza, au couple constitué des deux affects joie et tristesse. Tout  facteur  qui vient augmenter notre puissance d’exister, et donc favoriser notre conatus, provoque inévitablement en nous un affect de joie.

Comme l’écrit Spinoza dans Éthique III :  On ne désire pas une chose parce qu’elle est bonne, c’est parce que nous la désirons que nous la trouvons bonne . C’est donc bien le désir qui produit les « valeurs » et non l’inverse. Si ce concept devient absolument central chez Spinoza, il avait déjà été utilisé par René Descartes et Thomas Hobbes. En effet, Hobbes a lui aussi utilisé le conatus mais pas dans la même perspective : il s’agit pour lui de l’ instinct de conservation  et c’est un concept  dynamique . Chez Spinoza aussi le conatus est une stratégie dynamique qui dépend du degré d’activité : toute chose s’efforce de persévérer dans son être, c’est-à-dire dans la direction de l’affirmation de soi qui lui est propre, pour accroître sa puissance. C’est là qu’interviennent les passions, actives ou passives, tristes ou joyeuses, soit la  tristesse  et la  joie . Voir le texte intégral de l’Éthique III sur Wikisource.