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La forme de la cavité allant des poumons aux lèvres est donc aussi importante que celle de l’instrument pour la qualité du son, l’étendue jusqu’à son dernier souffle PDF la tessiture et la justesse. Ce fait a été démontré et expliqué théoriquement par le professeur Arthur H. Benade de l’université de Cleveland dans un article publié en 1986. Il existe d’autres méthodes visant à aider le trompettiste à maîtriser les caractéristiques physiologiques de son jeu pour plus de facilité et moins de fatigue.


Un accident de moto et, à vingt ans, toute la vie de John bascule… Avec elle, ce sont celles des membres de sa famille qui volent en éclats, qui se mettent à trembler, à balancer entre la peur et l’espoir que les choses – le handicap, le mal, l’éloignement – pourront se résorber. Et contre toute attente, John se bat, remonte patiemment la pente, surprend les siens, au point qu’il peut réintégrer le domicile familial… Jusqu’à ce que l’effroyable frappe de nouveau…

Prenez un ressort posé sur une table, et attachez une de ses extrémités à un point fixe. Tirez l’autre bout avec le doigt et donnez au doigt un mouvement oscillant : cela demande un certain effort, fatigant à la longue. Prenez un deuxième ressort identique, attachez un bout à votre doigt et l’autre à un autre point fixe symétrique du précédent : maintenant, c’est plus facile de faire osciller le doigt puisque le deuxième ressort compense l’effort demandé par le premier. Remplacez le premier ressort par la colonne d’air de l’instrument, le doigt par les lèvres et le deuxième ressort par la colonne d’air interne du trompettiste : en accordant sa colonne d’air interne sur la résonance de l’instrument, on réduit l’effort demandé aux lèvres et on obtient facilement l’aigu avec un son amélioré. Considérant que la colonne d’air interne de la cavité buccale jusqu’aux bronches fait partie intégrante de l’instrument , il faut d’abord veiller à lui donner le volume et la forme aptes à engendrer le régime vibratoire recherché.

Quant à la position de la langue, que l’on obtient approximativement en prononçant la syllabe « quille », la difficulté est de la maintenir tout en jouant les notes graves de l’instrument. En effet, il est difficile de rétablir la position optimale après un relâchement, qui à tendance à survenir lorsque la phrase musicale est descendante : si vous avez travaillé le concerto de Léopold Mozart, vous avez certainement noté cette difficulté à la mesure 65 du premier mouvement ! On peut lire sur des méthodes de trompette réputées mais anciennes que l’on produit le son en prononçant la syllabe « tu » et en « expulsant violemment l’air entre les lèvres dans l’embouchure ». L’élève ainsi « formé » mettra des années à obtenir un son correct, s’il y arrive : Alain Faucher parle du « tu qui tue », car cette façon d’attaquer la note entraîne une contraction immédiate de la gorge. La sûreté des attaques est essentielle au musicien d’orchestre, et c’est en même temps la principale difficulté de ce métier. En effet, un soliste, un musicien de jazz, d’ensemble de cuivres ou d’harmonie joue de façon presque continue au cours d’un concert.

Il est donc important de se préparer à l’attaque par une décontraction du haut du corps, une mobilisation de la ceinture musculaire, une bonne position de la langue et une ouverture de la gorge, en commençant mentalement la phrase musicale par anticipation. Si le niveau sonore ambiant le permet, on peut même produire un discret grognement en contractant vivement les muscles abdominaux pour être plus sûr de sa préparation. Enfin, le détaché, qui est une forme d’articulation, n’a aucune raison d’être plus violent que les consonnes plosives de la langue parlée, et ne doit en aucun cas détruire la conformation optimale de la cavité buccale. Un exercice utile consiste à prononcer des mots, par exemple compter jusqu’à dix, sur un son tenu de façon à minimiser le déplacement de la langue dans l’articulation. Produire plus facilement les notes aiguës. Prends de l’air pour attaquer dans l’aigu !

Ce conseil donné par certains professeurs de trompette a sans doute compromis la capacité à jouer de nombreux élèves car après une inspiration volontaire, on referme automatiquement le larynx pour garder l’air dans les poumons. Comment produire des notes aiguës ? Deux facteurs peuvent y contribuer : la vitesse de l’air éjecté et la tension des muscles labiaux. Mobiliser les muscles de la ceinture. Pour nous, trompettistes, seuls les deux premiers sont utilisables. Or on peut facilement constater que le remplissage des poumons par une inspiration volontaire mobilise des muscles thoraciques incapables de produire une pression d’air élevée. D’où aussi un autre conseil : il faut s’habituer à jouer avec peu d’air.

Comme le montre encore une fois Renold Schilke, le débit d’air nécessaire est le minimum qui permet de maintenir la vibration, et il est très faible, à peu près le volume d’une tasse à café par seconde. Attention aussi à l’écartement des lèvres : il est impossible de jouer piano dans l’aigu si les lèvre sont trop écartées, puisque pour une pression donnée, l’écartement détermine le débit, donc le volume sonore. Beaucoup de trompettistes ont du mal dans l’aigu parce qu’ils écartent trop les lèvres et essaient de compenser en appuyant plus fort sur l’embouchure. Il est indispensable de poser toujours l’embouchure sur les lèvres fermées mais non serrées. Dans une thèse de doctorat en médecine, on a comparé l’évolution de la force d’appui dans l’émission d’un arpège atteignant le contre ut, entre Alain Faucher et un autre trompettiste professionnel renommé. La vitesse du filet d’air envoyé dans l’embouchure détermine la fréquence de résonance qui sera excitée.