L’actualité de la philosophie : Et autres essais PDF

L’actualité de la philosophie : Et autres essais PDF projet de loi sur la conservation et la communication des archives a été adopté définitivement par l’Assemblée nationale le 1er juillet 2008. A quand une nouvelle loi sur les archives ?


L’actualité de la philosophie et autres essais

«Une anticipation qui tient du rêve» : c’est en ces termes qu’Adorno caractérisait rétrospectivement ses premiers écrits philosophiques. Contemporains du livre sur Kierkegaard (1933), «L’actualité de la philosophie», «L’idée d’histoire de la nature» et les «Thèses sur le langage du philosophe» font ressortir l’unité et la continuité de cette pensée dont ils marquent le coup d’envoi. Témoignage essentiel sur la situation de la philosophie en Allemagne à la veille du nazisme, ces trois textes montrent Adorno aux prises avec Husserl, Heidegger, l.ukács, à la recherche d’une nouvelle pensée de l’histoire et de la société qui permette à la philosophie de répondre à la crise de l’idéalisme et à la menace de liquidation que les progrès des sciences font peser sur elle. Profondément marqué par la lecture de Benjamin, le contre-programme que formule Adorno constitue également une sorte de «discours de la méthode» qui fixe le cadre théorique où se déploieront tous ses travaux à venir, jusqu’à la Dialectique négative et la Théorie esthétique.

Theodor W. Adorno

(1903-1969) fut, avec W. Benjamin, Horkheimer et Marcuse, l’un des représentants les plus marquants de l’«école de Francfort». L’originalité de sa conception de la «théorie critique» de la société tient à la place essentielle qu’y occupe l’art, et en particulier la musique. Lecteur critique de toute la tradition philosophique, Adorno fut également le témoin des horreurs qui ont ensanglanté le XXe siècle. Sa «dialectique négative» lui permit de déployer une critique radicale de l’époque, sans pour autant opposer au désastre présent la nostalgie d’un âge d’or irrémédiablement perdu ou le fantasme illusoire de lendemains qui chantent.

Jacques-Olivier Bégot enseigne au département de philosophie de l’École normale supérieure (Paris). Ancien élève de l’ENS et agrégé de philosophie, il est l’auteur d’une thèse sur les interprétations philosophiques de la tragédie dans la pensée allemande de Schiller à W. Benjamin. Ses recherches portent sur l’histoire de la philosophie allemande et sur des questions d’esthétique, notamment sur le problème des rapports entre esthétique et politique.

Traduction et annotation de Pierre Arnoux, Julia Christ, Georges Felten, Anne Le Goff, Florian Nicodème et Matthias Nicodème

Sous la direction de Jacques-Olivier Bégot

Des archives au service de l’identité nationale ? AUSPAN paru sous la forme d’une tribune libre dans L’Humanité. Vincent Duclert, Le Monde, ici pour les abonnés. Archives : Vichy et la guerre d’Algérie bientôt inaccessibles ? La querelle des archives », François Thomas, nonfiction. Les historiens se battent pour l’accès aux archives », Denis Peiron, La Croix.

Arte Info, avec Marie Chominot, Benjamin Stora et Martine de Boisdeffre. Des archives archicontrôlées », David Fontaine, Le Canard Enchaîné. Les députés réforment l’accès aux archives », Ouest France. Archives : pas de Marianne sans Clio ! Adoption de deux textes relatifs aux archives », JDD. Archives : projet voté par le Parlement », d’après AFP, Figaro.

L’accès aux archives menacé par la loi », B. Le 15 mai au soir, le Sénat a adopté en deuxième lecture le texte de loi sur les archives, reprenant à l’identique l’essentiel du texte voté par l’Assemblée le 29 avril dernier. Le compromis entre le projet du gouvernement initial et les modifications introduites par le Sénat en première lecture a été entériné. La loi nouvelle affirme le principe du droit d’accès immédiat aux archives publiques de tous les citoyens, et réduit dans l’ensemble les délais de communicabilités pour les archives réservées. Nous pourrions donc nous féliciter de cette adoption.

Adresse » dénonçant les points les plus inacceptables de la future loi. La notion d’archives incommunicables, présente dès le projet de loi, concernait notamment la « sûreté des personnes ». Les discussions parlementaires nous ont appris qu’il s’agissait essentiellement de celle des agents secrets et indicateurs de police. Le champ des archives incommunicables se trouve ainsi réduit aux armes de destruction massives. La notion et le principe n’en demeurent pas moins inacceptables dans la mesure où l’accès aux archives publiques s’avère un droit des citoyens inaliénable, même si des considérations d’intérêts supérieurs peuvent le limiter dans le temps.