L’archéologie interdite, de l’Atlantide au Sphinx PDF

Qu’il s’agisse d’un jeu télévisé ou de blocs de caillasses paumés en plein désert, les pyramides sont entourées d’une aura de mystère ! Hélas pour les amateurs de petit gris et de petits noyés, au même titre qu’il doit bien exister quelqu’un dans le monde qui pige les règles du jeu Pyramide, les soit disant mystérieux mystères mystiques des pyramides Egyptiennes sont basées, au mieux sur des raccourcis en mousse et l’archéologie interdite, de l’Atlantide au Sphinx PDF faux dilemmes, au pire, sur des préconceptions en carton. Parce que c’est connu, le 3ème millénaire c’était encore la préhistoire partout dans le monde sauf en Egypte.


Les Minoens, Sumériens, et autres peuples qui avaient largement dépassé l’époque des grottes vont grave kiffer. Autant vous dire que son visionnage m’a fait pousser de nombreux petit cris, à tel point que mes voisins sont maintenant persuadés que je fais un élevage clandestin de porcinets dans mon salon pour les vendre à Findus pour leurs bâtonnets de poisson! Trêve de blabla, décortiquons tout ça comme savent si bien le faire nos amis homosexuels : gaiement ! Le documentaire se présente comme une simili quête initiatique dans les secrets des pyramides.

La narratrice raconte qu’elle a été guidée dans ses recherches par un mystérieux informateur qui ose s’opposer au dogme établi par ces gros enfoiray d’Egyptologues ! Bouh, que tout cela est mystique et pas du tout fait pour ne pas devoir annoncer trop clairement que l’informateur est en réalité Jacques Grimault, un astro-numéro-ufologue qui en tient une belle couche. Bien sûr, comme tout documentaire pseudo-scientifique qui se respecte, la paranoïa est à son maximum et la narratrice répète à longueur de temps que les Egyptologues c’est un peu comme la mafia, si on ose les contredire ils brisent les genoux des hérétiques avant de forcer leurs enfants à manger des lasagnes de cheval. Il faut donc beaucoup de courage pour ne serait ce que poser des questions qui fâchent. Si tout ça ne vous donne pas une idée du sérieux du documentaire, l’introduction s’enfonce direct dans l’argument d’autorité en mousse à coup de « C’est une enquête qui m’a pris 10 ans » parce que c’est connu, plus c’est long plus c’est bon et les flics se donnent souvent de grandes tapes dans le dos quand, après 25 ans d’investigation, ils concluent qu’un mec qui s’est pris 250 coups de couteaux dans le dos ne s’est pas suicidé !

Parce que tout ce qui manquait à ce joyeux mélange de paranoïa et d’arguments d’autorité, c’est un brin de mégalomanie ! Dommage qu’une bouse, aussi puante soit elle, ne révolutionne jamais rien. Comme le cahier des charge des documentaires bidons sur les pyramides l’exige, c’est parti pour de longues minutes d’explications sur le pourquoi la grande Pyramide est tellement trop supra dur à construire que ces grosses caves d’Egyptiens n’ont pas pu la faire eux-même. Bien sûr, ces « arguments » ont tous comme logique de fond « Gneu compren pas comen y zon fé alor c forsséman pa eu ki l’on fé, lol » mais faites semblant d’y croire.

Marche aussi avec n’importe quelle civilisation tellement supérieurement avancée qu’elle a inventé des objets et outils biodégradables afin de ne laisser aucune trace de son existence aux générations futures. C’est trop lourd, gneu compren pa ! Ce que le documentaire « totalement sans a priori j’ty jure, 10 ans d’enquête trankil tak tak » oublie de mettre en perspective c’est que ces 130 blocs représentent une infime partie des milliers de blocs de la grande pyramide puisqu’ils ont seulement servit pour la chambre du roi afin d’éviter qu’elle ne s’effondre sur la gueule de la momie en dessous paraît que les dieux égyptiens ne laissent pas entrer les steaks tartare au paradis, c’est compliqué. Mais bon, j’imagine que laisser planer l’idée que TOUS les blocs ont parcouru 900km à dos de dromadaire ça fait plus sensationnel que l’idée, pourtant documentée, d’utiliser la flotte.

Eh mais bateau ou pas bateau, faut bien qu’ils les tractent ces blocs ENOOOOOOOORMES du quai jusqu’à la pyramide, c’est trop impossible sans antigravité ! Egyptiens n’utilisaient pas des rondins pour déplacer les pierres mais des traîneaux en bois dont le déplacement était facilité par la lubrification de rails de bois. Vous allez me dire que je sors cette histoire de traîneaux de mon délicat postérieur mais c’est faux ! Bon, certes, si ça se trouve le hiéroglyphe est mal traduit et c’est une grosse insulte égyptienne mais le reste est difficilement ignorable alors pourquoi ne pas en parler si ce n’est pour faire du gros sensationnalisme par omission ? Eh mais attend espèce de sale défenseur du dogme Egyptologique mafieux ! Trainer des blocs de granit c’est une chose, les installer en hauteur c’en est une autre !

En effet, mais, là encore, nul besoin de technologies Made In Atlantis pour y parvenir. De simples techniques de bras de levier, de balancier et autres contrepoids sont très simples à mettre en place, même pour les vilains Egyptiens moins autonomes qu’un enfant Courjeau ! La preuve avec un monsieur qui s’amuse à déplacer de lourds blocs de béton dans son jardin au lieu d’y planter des légumes comme une personne normalement constituée ! Et pour ceux qui chouinent « Oui mais c’est des petits cailloux de JUSTE 5 tonnes dans tes vidéo, cheat !

1500 tonnes à été tracté sur 6km sans camion ni antigravité. C’est trop précis, gneu compren pa ! 5 centième de degrés du nord terrestre, comment ils devaient trop avoir des lasers de l’espace pour y arriver ». En fait, cet argument du « stro préssi ! C’est trop résistant, gneu compren pa !

Le documentaire explique que « franchement, c’est quand même drôlement incroyable que la Pyramide de Gizeh ait résisté à plusieurs tremblements de terre alors que le Caire a prit grave cher. Comment les égyptiens ont-ils fait sans connaissance de nos techniques antisismiques modernes ? C’était vraiment nécessaire de parler de « techniques antisismiques moderne » ? Sincèrement, balancer que les Egyptiens avaient connaissance de normes antismiques alors que leur préoccupation première était de jouer à celui qui avait la plus grosse et que le moyen le plus simple d’y parvenir est la forme pyramidale, c’est un raccourci de raisonnement débile pour faire du sensationnel. C’est trop court, gneu compren pa !