L’espérance-monde : Essais sur l’idée de progrès à l’heure de la mondialisation PDF

Ce mémoire a été refusé en Mai 2008. Un second mémoire a été présenté l’espérance-monde : Essais sur l’idée de progrès à l’heure de la mondialisation PDF Septembre 2008.


De roi de la création qu’il était ou qu’il croyait être, l’homme est monté ou descendu (comme il plaira de l’entendre) au rôle de concessionnaire d’une planète.

C’est ainsi qu’en 1872, le philosophe Augustin Cournot décrivait la place cosmologique de l’homme moderne. Alors que la société se mondialise et que la question écologique prend une dimension planétaire, cette formule sonne plus juste que jamais. La mondialisation ne se réduit pas à l’internationalisation des échanges économiques. Prise de conscience partagée de la finitude de la planète et de la destinée commune de l’humanité, elle nous impose de repenser l’idée de progrès, sans illusion naïve, comme sans désillusion stérile.
Guidé par ce questionnement, François Vatin invite son lecteur à un voyage dans le temps et l’espace. On croisera les éleveurs peuls sénégalais et les ouvriers-machines des premières manufactures textiles ; on s’interrogera sur la psychologie des insurgés malgaches de 1947 et sur la rationalité économique des ingénieurs forestiers ; on comparera l’histoire du droit du travail en France et dans les colonies africaines ; on discutera l’image de l’usine moderne chez Charlie Chaplin et chez Georges Friedmann…
En multipliant les angles d’attaque et en adoptant la forme du récit, ce livre foisonnant propose une réflexion tout à la fois lucide et optimiste sur le devenir de la société mondiale.

François Vatin est professeur de sociologie à l’université de Paris X Nanterre, directeur de l’École doctorale « Économie, Organisation, Société » et directeur du site de Nanterre de l’IDHE. Expert en sociologie à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, il est l’auteur, notamment, de : Le Travail, économie et physique (1780-1830), PUF, 1993. Trois essais sur la genèse de la pensée sociologique : politique, épistémologie et cosmologie, La Découverte, 2005. Le Travail et ses valeurs, Paris, Albin Michel, 2008. Refonder l’Université, La Découverte, 2010 (avec Olivier Beaud, Alain Caillé, Pierre Encrenaz et Marcel Gauchet).

Il a été soutenu et validé. Il s’agit de penser notre temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation. En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue.

C’est une période qui vient après la modernité. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité.

La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture. Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe. Pour lui, il n’y a pas de nature humaine, mais une ou plutôt des conditions humaines. Un se divise en deux : la société est une unité qui contient au moins deux classes : la bourgeoisie et le prolétariat. La démocratie Le concept de démocratie était important pour la modernité.

Dans le contexte postmoderne, la notion de démocratie ne fait pas débat. Elle est mise en œuvre et la philosophie n’aborde pas ce sujet en tant que tel. Personne ne semble vouloir revenir en arrière. Ce qui peut faire débat, c’est le fait qu’elle est limitée. Par exemple, toutes les personnes qui vivent en France n’ont pas le droit de vote. La raison est partagée par tous les êtres humains. La raison peut s’élever au-dessus des situations particulières pour ne retenir que ce qui est fondé en raison.

La raison pouvait servir de point d’appui au progrès et conduire au bonheur de l’humanité. L’universel et la raison pouvaient penser réaliser le vrai, le bien, le beau pour tous les humains. Ce sont la science et la technique, qui sont la base du progrès. L’efficience et la maîtrise s’appuient d’abord sur un modèle mécaniste. Dans le cadre de la postmodernité, le concept de technoscience est plus pertinent, la recherche est orientée vers le développement technique.

Il est devenu difficile de séparer les deux domaines. La postmodernité en architecture Les premières références à la postmodernité ou au postmodernisme viennent de l’architecture. L’architecte anglais Charles Jenks publie son livre Le langage de l’architecture postmoderne en 1979. La postmodernité en philosophie La philosophie a pris en compte la postmodernité d’une manière explicite et d’une façon plus silencieuse. La question a été ouvertement posée par Lyotard en 1979. Nous aborderons ensuite la déconstruction de Derrida, le pouvoir selon Foucault, la multiplicité dans l’immanence de Deleuze.