L’hémorragie de la délivrance: A propos de 170 cas PDF

Le placenta et le l’hémorragie de la délivrance: A propos de 170 cas PDF ombilical. On remarque la forte vascularisation de la membrane. Le placenta est un organe unique qui connecte physiquement et biologiquement l’embryon en développement à la paroi utérine. Dans la classification du vivant traditionnelle, le placenta définit les fameux mammifères placentaires, dont l’être humain fait partie.


L’hémorragie de la délivrance est un problème de santé publique d’actualité. Elle est la première cause de mortalité maternelle qui est estimée à 227 décès maternels pour 100000 naissances au Maroc. Le but de ce travail est d’étudier la fréquence de cette complication, sa gravité, ses facteurs de risque, ses étiologies et ses méthodes de prise en charge.C’est une étude rétrospective, de 170 cas d’hémorragie de la délivrance enregistrés à la maternité du CHU Hassan II de Fès durant 2ans (2006-2007). La fréquence de l’hémorragie de la délivrance dans notre série est de 1.22%, l’âge moyen des patientes est de 28ans, la parité moyenne est de 5.5, les facteurs de risque ressortant dans notre série sont: La multiparité 52%, La toxémie gravidique 5%, l’anémie préexistante 5%, la surdistension utérine 13%, l’usage d’ocytocique au cours du travail 5%.Les étiologies dans notre étude sont: la rétention placentaire 39%,l’atonie utérine 34%, la rupture utérine 1%, les coagulopathies 1%, l’inversion utérine 1%. La prise en charge doit être multidisciplinaire, systématisée, précoce et dynamique, les mesures préventives sont nécessaires pour une meilleure conduite à tenir.

En cas de grossesse extra-utérine pathologique, le placenta se développe ailleurs, presque toujours dans la trompe de Fallope. Le placenta, chez les mammifères, est un tissu fœtal, constitué par des annexes extra-embryonnaires, interfacé avec la muqueuse utérine de la mère. La formation et croissance du placenta accompagnent toute l’embryogenèse. Elle commence par une prolifération cellulaire au niveau du trophoblaste. Elles peuvent varier significativement en fonction des espèces. Chez la plupart des primates et d’autres groupes comme les rongeurs, on a affaire à un  placenta hémochorial  : les villosités placentaires fœtales pénètrent jusque dans les vaisseaux sanguins maternels et sont directement en contact avec le sang. Chez l’être humain, le placenta est organisé en cotylédons, ou unités fonctionnelles du placenta situées sur la face utérine de ce dernier.

Ils ne sont donc pas physiologiquement en contact avec la poche des eaux. Ils sont généralement individualisés et forment sur la face externe une galette bien identifiable. Ces cotylédons sont fragiles, et sont souvent lésés au moment de la délivrance du placenta. On trouve occasionnellement des cotylédons aberrants, qui peuvent faire craindre à l’accouchement des saignements importants en raison de leur position et de leur forme atypique. Le placenta grandit considérablement au fur et à mesure de la gestation. Cette surface est celle d’échange efficace entre l’embryon, puis le fœtus, d’une part, et l’organisme maternel de l’autre.

Elle inclut donc les nombreuses villosités du placenta, ce qui donne une surface d’échange considérablement plus grande que la masse relativement modeste du placenta ne pourrait le laisser supposer. Bien plus qu’un simple organe protecteur, via le cordon ombilical et avec le liquide amniotique, il assure plusieurs fonctions essentielles pour le développement fœtal. Lipides et triglycérides franchissent la barrière, sont décomposés dans le placenta qui synthétise selon ses besoins et ceux de l’embryon de nouvelles molécules lipidiques. Il reçoit les hormones produites par le fœtus ou l’embryon et celle de la mère. En particulier, via la sécrétion de plusieurs facteurs, le placenta bloque les effets des cellules cytotoxiques maternelles.