L’homme pluriel : Les ressorts de l’action PDF

ARTivision est une page Web de l’association « ARTivities » . Ajout d’une photo, du livre remarquable du Major Donald L’homme pluriel : Les ressorts de l’action PDF. Nous avons du Major Donald E.


L’homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. On l’analyse en tant qu’élève, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d’un sport, électeur, etc. Or, dans des sociétés où les hommes vivent souvent simultanément et successivement des expériences socialisatrices hétérogènes et parfois contradictoires, chacun est inévitablement porteur d’une pluralité de dispositions, de façons de voir, de sentir et d’agir. S’interroger sur les manières dont la pluralité des mondes et des expériences s’incorpore au sein de chaque individu, observer son action sur une diversité de scènes, voilà l’horizon scientifique vers lequel tend cet ouvrage. Sociologue, l’auteur noue un dialogue avec une partie de la psychologie, de l’histoire, de l’anthropologie et de la philosophie. Ses réflexions débouchent sur le programme d’une sociologie psychologique et s’attachent à mettre en évidence les plis les plus singuliers du social.

Son fonctionnement est basé sur différents mécanismes utilisant l’action de deux leviers sur des ressorts à torsion, constitués de plusieurs faisceaux de fibres tordues. Les premières versions lançaient de lourdes flèches ou des projectiles sphériques, comme des pierres de différentes tailles, au cours des sièges. La baliste est abandonnée au haut Moyen Âge au profit des engins à contrepoids, la pierrière puis ses perfectionnements : la bricole, le mangonneau, le trébuchet. Les premières balistes de la Grèce antique ont été développées à partir de deux armes connues sous le nom d’oxybèles et de gastraphetes. Plus grandes et de construction plus lourde, les oxybèles utilisaient un treuil et étaient montées sur un trépied.

Ils avaient une cadence de tir plus faible et étaient utilisés comme machines de siège. L’invention de la technique du ressort à torsion a permis de construire la première baliste. Les premières versions de la baliste semblent avoir été mises au point pour Denys, tyran de Syracuse, vers 400 av. Les balistes grecques semblent avoir été principalement conçues comme armes de siège. Toutes les composantes qui n’étaient pas en bois étaient transportées dans les fourgons de l’armée. Elles étaient assemblées sur place, avec du bois si nécessaire. Certaines étaient installées sur de grandes tours de sièges, fortifiées et mobiles, ou même sur le champ de bataille.

En raison de tous les avantages tactiques présentés, ce fut sous Philippe II de Macédoine et plus encore pendant le règne de son fils Alexandre, que la baliste a commencé à se développer et être reconnue comme engin de siège et comme artillerie de campagne. Polybe a rapporté l’utilisation de balistes portables plus petites, appelées scorpions, au cours de la Deuxième guerre punique. Les balistes pouvaient facilement être modifiées pour tirer à la fois des projectiles sphériques et des flèches, ce qui permettait à leurs servants de s’adapter facilement et en temps réel à la situation qui prévalait sur le champ de bataille. Article détaillé : Engin de siège dans l’Antiquité romaine. Après l’absorption des anciennes Cités-États grecques par les romains en 146 av. La baliste à torsion, développée par Alexandre, était une arme beaucoup plus complexe que les précédentes et les Romains l’ont développée encore davantage, en particulier dans ses versions plus petites, qui pouvaient être facilement transportées.

Nid de catapulte  romaine sur la colonne Trajane. Les premières balistes romaines étaient fabriquées avec des pièces de bois assemblées par des plaques de fer fixées autour de la structure et des clous en fer plantés dans l’affût. Le support principal présentait un coulisseau à son sommet, sur lequel étaient chargés les carreaux ou les pierres  tirées . La portée maximale était de plus de 500 m, mais la portée efficace au combat contre de nombreuses cibles était beaucoup plus faible.

Les Romains ont continué à perfectionner la baliste et cette arme est devenue très prisée et appréciée dans l’armée romaine. Elle a été utilisée, juste avant le début de l’Empire, par Jules César, lors de la conquête de la Gaule, et pendant ses deux campagnes en Grande-Bretagne. La première invasion de la Grande-Bretagne a eu lieu en 55 av. Gaule, en partie pour explorer les terres situées au-delà de la mer, et plus concrètement pour tenter de mettre un terme à l’envoi de renforts par les Britanniques autochtones pour lutter contre les Romains en Gaule. Jules César, La guerre de la conquête de la Gaule, p.

En Gaule, la forteresse d’Alésia, assiégée en 52 av. Une baliste à quatre roues tirées par des chevaux caparaçonnés, tirée d’une gravure illustrant une édition de 1552 du catalogue de machines de guerre De rebus bellicis, vers 400. Aux temps des conquêtes de l’Empire, la baliste a fait ses preuves à maintes reprises, dans les sièges et les batailles, sur les navires et sur la terre. Elle a même été utilisée pour réprimer les émeutes.

La plupart des découvertes archéologiques de balistes datent de l’époque de l’Empire romain et c’est à cette période que de nombreux auteurs, dont les manuels techniques et les livres de comptes sont utilisés par les archéologues pour reconstituer ces armes, ont écrit leurs œuvres. Après l’époque de Jules César, la baliste est devenue un élément permanent de l’armée romaine et, au fil du temps, des modifications et des améliorations lui ont été apportées par les ingénieurs. Carroballista romaine montée sur un chariot. La Cheiroballistra et la Manuballista sont tenus par de nombreux archéologues comme étant la même arme. La différence de nom provient de la diversité des langues parlées dans l’Empire.

Le Manuballista était une version portative de la traditionnelle baliste. Il ne s’agit pas de l’antique Gastraphètes, mais de l’arme romaine. Toutefois, les mêmes limitations physiques s’appliquaient au Gastraphètes. Le Carroballista est une version de l’arme montée sur un chariot.