La Charente dans la Seconde guerre mondiale : Dictionnaire historique PDF

Blason du département de la Charente. Zone de plaine parcourue par un fleuve calme, la Charente est parsemée de nombreux sites qui attestent la Charente dans la Seconde guerre mondiale : Dictionnaire historique PDF peuplement dès le Paléolithique qui s’est continué sans interruption au Néolithique puis à l’âge du fer.


Divisé en deux par la ligne de démarcation, le département de la Charente s’est vite retrouvé en  » première ligne  » pour ce qui est de la résistance à l’occupant. Devenu avec le temps un des principaux foyers de Résistance, grâce à ses réseaux organisés et ses puissants maquis, il va contribuer fortement à la Libération de son voisin, la Charente-Maritime. Voilà toute l’histoire… Apparemment connue, en fait largement ignorée si on l’analyse sous tous ses angles. C’est ce que fait Guy Hontarrède avec un mélange de passion et d’objectivité : le  » dictionnaire  » qui en ressort est tout à fait nouveau. Nouveau, parce qu’il révèle des aspects de l’histoire que généralement on cherche à voiler, l’épuration par exemple; nouveau, parce qu’il n’oublie pas le quotidien; nouveau, parce qu’il n’est pas seulement l’hagiographie de quelques héros, mais décrit avec un souci d’analyse toujours vérifié la stratégie allemande d’Occupation et les divers mouvements de collaboration; nouveau, parce qu’en fin de volume figure la liste de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, ont eu à souffrir de l’Occupation; nouveau, parce qu’il évoque longuement les quatre grands groupes de résistants (francs-tireurs et partisans de sensibilité plutôt communiste, maquis Bir-Hakeim de tendance plutôt socialiste, gaullistes du Bureau d’opérations aériennes devenu la célèbre Section spéciale de sabotage, et agents de l’Intelligence Service réunis en réseau Jade-Amicol) en montrant leurs liens, mais aussi leurs divergences… Exécutions sommaires, batailles rangées, opérations de guérilla, sabotages, parachutages, déportations, journaux pro-allemands, partis de la collaboration, milice, marché noir, « arrangements » économiques, pouvoirs municipaux, nombreux portraits de résistants et de collaborateurs, à travers les notices établies par Guy Hontarrède, c’est le monde charentais dans son ensemble dont on découvre tout à la fois les passions et les hésitations, la médiocrité et la générosité. On ne pourra plus parler de la Seconde Guerre mondiale en pays charentais sans se référer au Hontarrède…

Le territoire correspondant actuellement à la Charente est peuplé au moins depuis le Paléolithique inférieur, bien représenté par de nombreux bifaces acheuléens trouvés dans les alluvions de la Charente. L’industrie lithique de la Quina a donné son nom à un faciès particulier du Moustérien, le  Charentien de type Quina  dit aussi  Charentien . Cette grotte ornée possède des œuvres du Paléolithique supérieur dont une main négative réalisée à la peinture noire, des ponctuations rouges et noires et une peinture au trait noir qui pourrait représenter un être humain. Le site de Roc-de-Sers, situé dans la vallée du Roc dans une des grottes de la falaise, a livré des industries aurignaciennes ainsi qu’une sépulture contenant trois squelettes et des frises sculptées de chevaux, bisons et bouquetins, attribuées au Solutréen. Sur la commune de Mouthiers-sur-Boëme, l’abri sous roche de la Chaire-à-Calvin est orné d’une frise de chevaux en ronde-bosse attribuée au Magdalénien. Article détaillé : Néandertal en Charente et ses environs. VIe et début du Ve millénaire av.