La Chrétienté et l’idée de croisade PDF

Elles ont été prêchées par le pape, par une autorité spirituelle de l’Occident chrétien comme Bernard de Clairvaux, ou par un souverain comme Frédéric Barberousse. Les croisés ne firent pas de conquêtes durables, se désintéressèrent de la question une fois que Saladin eut rétabli l’accès aux pèlerinages, hormis pour ceux qui s’étaient installés sur place, et en fin de compte affaiblirent les Chrétiens d’Orient plus qu’ils ne les aidèrent. La définition la Chrétienté et l’idée de croisade PDF, retenue pour cet article, englobe la période 1095-1291, du concile de Clermont à la prise de Saint-Jean-d’Acre, en se limitant aux expéditions en Terre sainte.


Salué comme novateur lors de sa parution dans les années cinquante, cet ouvrage issu d’un manuscrit laissé inachevé par Paul Alphandéry (1875-1932), repris et augmenté par son disciple Alphonse Dupront (1905-1990), a considérablement renouvelé l’historiographie de la Croisade. Comme l’écrit Michel Balard, professeur d’histoire médiévale à l’université de Paris 1er, dans une postface qui enrichit cette édition en un seul volume, les deux auteurs ont su mettre « au premier plan la masse du peuple chrétien dans sa sensibilité et ses comportements quotidiens en un moment où l’histoire des mentalités en était encore à ses premiers balbutiements ».

Si elles permettent le maintien provisoire des États latins d’Orient, ces croisades n’ont plus pour objectif Jérusalem. Les cités marchandes italiennes ont retiré d’immenses profits économiques des croisades, et développé dans la foulée des liens entre les places commerciales européennes. Il est donc clair que ce que nous appelons  première croisade  n’était pas appelée ainsi par ses contemporains. Article détaillé : Chronologie synoptique des croisades.

Jérusalem restait pour les chrétiens le centre du monde spirituel terrestre. Le pèlerin pouvait s’y recueillir devant le calvaire et le Saint-Sépulcre. Les dangers à braver en chemin faisaient partie de la spiritualité du pèlerinage. Parmi les fidèles se répandait même l’idée que le pèlerinage lavait les péchés. Son successeur permit à l’Empire byzantin de le rebâtir, et les pèlerinages furent à nouveau autorisés.