La Correrie de la Grande Chartreuse PDF

Le monastère de la Grande Chartreuse. Le monastère de la Grande Chartreuse est le premier la Correrie de la Grande Chartreuse PDF et la maison-mère des moines-ermites de l’ordre des Chartreux.


A cheval sur les départements de l’Isère et de la Savoie, la Chartreuse a conservé, avec Saint Pierre d’Entremont et ses deux villages jumeaux, la trace du partage du territoire de Viennois entre le Dauphiné et les premiers Seigneurs de Savoie. Mais c’est à Saint-Pierre de Chartreuse que s’est forgée une histoire qui contribue au rayonnement de ce massif bien au-delà des frontières. Grâce à un lieu, à plus de mille mètres d’altitude, au cœur du massif et du Désert de Chartreuse. Lieu uniquement consacré au Silence, semblant trait d’union vers le Ciel : le monastère de la Grande Chartreuse où vivent et prient une trentaine de pères et de frères dont l’engagement ne cesse d’attirer du monde. C’est pour préserver le silence indispensable aux fils de Saint-Bruno, que fut créé, en 1957 à la Correrie, un musée : lien de communication entre deux mondes, permettant de partager un peu de ce que vivent les religieux.

Conformément à la règle cartusienne qui veille à protéger la solitude des moines, le monastère ne se visite pas. Cependant, un musée est installé dans la Correrie, à 2 km environ en aval du monastère. Bruno a construit avec ses six compagnons le premier ermitage cartusien pour mener une vie érémitique tempérée d’un peu de cénobitisme. Cet espace naturel, agrandi et arrondi par des donations postérieures, recouvre progressivement la région de Chartreuse. La maison se trouvait divisée en deux ensembles distants de quatre kilomètres : la maison basse ou Correrie abritait la communauté des frères et des ateliers ou dépendances, la maison haute abritait le prieur et la communauté des pères, ainsi qu’un ou deux frères. Du premier monastère qui fut construit deux kilomètres plus haut que le monastère actuel, il ne reste rien. On suppose que les premières constructions furent en bois, à l’exception de l’église conventuelle qui fut élevée en dur.

La plus ancienne et unique description connue fut donnée par Guibert de Nogent vers 1114. Aucune culture ou pâturage n’était possible à la maison haute, enserrée dans une vallée étroite et totalement boisée. Toutes les semaines, le samedi, les frères de la maison basse montaient à la maison haute pour participer à la liturgie dominicale et à la vie commune, réinventant la tradition des Laures des déserts de Palestine, aux origines du monachisme chrétien. La Chapelle Saint Bruno en 2006.

Notre Dame de Casalibus en 2015. Rochers sur le site de la première chartreuse. Saint-Bruno, perchée sur un rocher qui semble venir d’ailleurs, semble avoir été édifiée à proximité du site originel de la première chartreuse, située probablement sur la plate-forme qui jouxte la chapelle. Elle était initialement dédiée à la Vierge Marie. Ce terrain, d’environ 80 m de diamètre, relativement plat, est exceptionnel dans la vallée.