Langue et manipulation PDF

Langue et manipulation PDF Alto sous l’impulsion du Professeur Paul Watzlawick. Nous partirons du postulat que lorsqu’une communication entre deux personnes est établie, il n’y a plus ni commencement ni fin, mais un modèle circulaire d’échanges, dont ni l’un ni l’autre des interlocuteurs n’a la prééminence.


Que la langue soit l’instrument privilégié de la manipulation est une évidence et nombreux sont les ouvrages consacrés à ce rapport. Ce livre se distingue des précédents par le fait qu’il traite de la manipulation selon trois axes généralement peu étudiés : manipulation et politique des langues, manipulation dans et par le discours scientifique, relations entre manipulation et séduction. L’ensemble de l’ouvrage, issu d’un colloque qui s’est tenu à Lyon en novembre 2009, se situe dans le cadre méthodologique de la linguistique du discours, cadre esquissé par les contributions liminaires de Christian Boix et Patrick Charaudeau qui visent à cerner précisément la notion.

L’appartenance des auteurs à des aires culturelles différentes (domaine germanique, domaine hispanophone) a montré que de Cuba à la RDA en passant par les Philippines, des grammaires du xvie siècle aux manuels de conversation actuels, les stratégies manipulatoires se ressemblent et que le discours scientifique lui-même ne saurait échapper à la manipulation quand il ne se met pas à son service. La traduction systématique de tous les exemples permet l’accès des articles aux lecteurs non familiers des langues représentées.

Avec les contributions de Christian Boix, Patrick Charaudeau, Mercè Pujol Berché, Jean-Noël Sanchez, Christine Pic-Gillard, Sylvie Bouffartigue, Paul Valentin, Christian Lagarde, Marie-Hélène Maux-Piovano, Élodie Weber, Laurent Gautier, Jesûs Cuenca de la Rosa, Lydia Romeu, Heike Baldauf-Quilliâtre, Marie-Laure Durand et Alexa Mathias.

La communication sera considérée alors comme système d’interactions en marche, et, à l’extrême, certains ont pu dire que : « On ne communique pas, mais on prend part à une communication. Partant des modèles mathématiques de la théorie des groupes et des types logiques pour expliquer les différents types de changements et leurs implications dans le comportement humain, les auteurs en ont déduit cinq axiomes de base qui gouvernent toute communication. I – Les cinq axiomes de la communication 1- « On ne peut pas ne pas communiquer. Démonstration : si l’on prend comme exemple de communication le comportement humain, alors on peut dire que le comportement n’a pas de contraire, ce qui revient à dire qu’on ne peut pas ne pas avoir de comportement. Si le comportement existe, alors il a valeur de message, et tout message a valeur de communication.

Donc, on ne peut pas ne pas communiquer. 2- « Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est une méta-communication. Tout message transmet une information mais induit également un comportement. Toute interaction suppose un engagement et définit par suite une relation. L’information, c’est le contenu de la communication : elle a valeur d’indice.