Le Dieu qui n’a pas échoué : Comment la religion construit et soutient l’Occident PDF

Please forward this error screen to srv10. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le zoroastrisme est une religion monothéiste de le Dieu qui n’a pas échoué : Comment la religion construit et soutient l’Occident PDF’Iran ancien.


“Il y a bien plus en jeu dans ces débats que des questions ésotériques relatives à l’histoire humaine et aux origines de la conscience. Nous autres, occidentaux modernes, sommes les héritiers d’une longue tradition religieuse et philosophique qui voit la personne humaine comme un être libre et rationnel. De fait, tout le complexe des vues modernes sur les droits de l’homme, les économies libres et la liberté démocratique dépend d’une assertion presque dogmatique selon laquelle, quels que soient les éléments physiques qui nous constituent, nous sommes quelque chose de plus, et de totalement différent que la chaîne continue de causes nécessaires que nous observons dans la nature8. Cela est si profondément enraciné en nous qu’il est même difficile à un occidental de croire que la notion du libre arbitre n’existait pas jusqu’à ce qu’elle ait émergé sous des auspices chrétiennes avec St. Augustin au quatrième siècle. Il a fallu plus de mille ans pour que l’on prenne pleinement conscience de ce que cette compréhension de la personne humaine signifie pour l’organisation sociale. Et même alors il n’était pas encore clair que la liberté fût à la hauteur de la tâche”.

Les textes religieux du zoroastrisme sont contenus dans l’Avesta, qui comporte deux parties: les Gathas, poèmes attribués à Zoroastre et les Yasna qui constituent les textes liturgiques en tant que tels. Le zoroastrisme a été la religion officielle de l’empire perse à trois reprises : sous le roi Hystaspès, sous les Achéménides, et sous les Sassanides jusqu’en 651, date de l’assassinat du dernier roi zoroastrien. Les zoroastriens respectent le feu comme symbole divin. Zoroastre prêchait un dualisme apparent, qui reposait sur le combat entre le Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres.

Le professeur Khosro Khazai Pardis soutient que cette réforme a pu remonter au millénaire précédent. Au début, la doctrine de Zoroastre s’est transmise oralement. L’ensemble des textes sacrés que constitue l’Avesta a été mis par écrit après l’adoption de l’écriture en Perse. Malgré tout, l’équivalent d’un millier de pages sont parvenues jusqu’à notre époque.

De celles-ci dix-sept Gathas ou  hymnes sacrés  sont attribués à Zoroastre lui-même, et témoignent de sa personnalité. Ils sont rédigés dans la langue la plus ancienne et la plus difficile à interpréter. Zoroastre n’a jamais prétendu être un prophète, il s’est contenté de donner des directions de recherche spirituelle. Les zoroastriens considèrent que leur dieu n’a besoin ni d’adoration, ni d’intermédiaires. Son enseignement reposait sur l’opposition entre le dieu du Bien, Ahura-Mazda et le dieu du Mal, Ahriman. Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son  Fravahr , l’équivalent du karma hindouiste.

Zoroastre a condamné les rites et les sacrifices traditionnels offerts aux dieux par les Perses, mais il a gardé la tradition du culte du feu. Il s’était rendu compte que toute l’évolution du monde était basée sur  l’action  et  la réaction , donc la réponse à toute attitude charitable lui parut être la  bonne action . Si en société, les gens s’adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté et s’ils se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal. Selon Zoroastre, la  bonté  est quelque chose comme une lumière qui vient du fond de soi, et cette bonté est inhérente à l’homme.

Zoroastre, c’est de toujours choisir le côté du bien, et cela se fait par une constante dialectique. Zoroastre a nommé son dieu Ahura Mazda, force créatrice du monde et des quatre éléments, l’eau, la terre, le feu et l’air, éléments que les zoroastriens vénèrent et respectent au plus haut point puisque venant du dieu. Il a aussi créé l’homme en lui donnant son libre arbitre afin qu’il puisse toujours choisir ce qu’il a à faire entre le bien et le mal. Tout homme est l’ouvrier du dieu pour faire évoluer le monde.

Le fravahr est un des symboles de la doctrine de Zoroastre : c’est l’esprit de l’homme préexistant à sa naissance et qui perdurera après sa mort et il ne peut se substituer à ce Dieu. Un autre thème important du zoroastrisme est donc la promesse d’une vie éternelle après la mort, où les âmes seront départagées lors de la traversée du  pont de Chinvat , et finissent soit dans la Maison du Druj soit dans la Maison des Chants. La notion de résurrection existe, celle-ci survient à la fin des temps avec l’avènement du  Saoshyant  qui rétablira la justice par une régénération du monde. Saoshyants sont choisis expressément par Ahura Mazda pour raviver son culte avant la Conversion finale. La partie la plus ancienne de l’Avesta, le texte sacré des zoroastriens, est constituée d’hymnes, les Gāthās, censés avoir été composés par Zoroastre lui-même. Il y apparaît nettement comme un prêtre.