Le Temps précieux de la fin PDF

Grégoire de Tours, près d’un siècle après les faits. Il n’y a sans doute pas d’anecdote franque plus célèbre que celle du le Temps précieux de la fin PDF de Soissons et les manuels scolaires de la Troisième République, catholiques aussi bien que laïques, l’ont beaucoup illustrée. Il la situe vers l’an 486, au cours de la guerre livrée par Clovis Ier, roi des Francs saliens au Romain Syagrius et peu de temps après la prise de Soissons sa capitale.


Le temps précieux de la fin s’adresse à la personne qui souhaite se préparer à bien vivre les derniers moments de sa vie, qu’elle soit âgée ou malade. Ce livre a été écrit pour elle, dans le but de favoriser son autonomie et son cheminement personnel. La démarche proposée tient compte des principaux besoins de la personne en fin de vie. Celle-ci pourra poursuivre sa croissance humaine et spirituelle, affiner ses convictions religieuses,, achever les projets commencés, faire ses réconciliations et ses adieux, laisser un testament et réussir à bien vivre la fin de sa vie et sa propre mort.  » Cet ouvrage a été le livre de chevet de mon mari pendant les derniers mois de sa vie. Tous les jours et à différents intervalles de la journée, il s’y référait et se préparait ainsi à son grand départ.  »  » Le cheminement sans révolte et sans agressivité de Jean-Claude a eu comme pilier votre livre. J’ai eu l’occasion de le conseiller à plusieurs personnes.  »  » A la suite de la mort de ma mère, ce volume m’a aidée à regarder sa mort et la mienne comme une naissance à une vie nouvelle et éternelle et à continuer de vivre dans la confiance en Dieu et dans la Trinité.  »  » Pendant les trois derniers mois de sa vie, notre compagne Gloria est passée d’une grande angoisse à une paix profonde au fur et à mesure qu’elle travaillait avec votre livre.

Clovis pour lui demander qu’à défaut des autres prises il lui restituât au moins cet objet auquel il tenait précieusement. Le roi invita l’homme à le suivre jusqu’à Soissons où devait avoir lieu le partage du butin en l’assurant que dès que le vase lui serait échu, il donnerait satisfaction à l’évêque. Ainsi as-tu fait au vase à Soissons ! C’est donc à Soissons, la ville qui vient d’être prise et dont Clovis paraît déjà avoir fait sinon sa capitale du moins son camp principal, que se joue la scène centrale. L’armée est rassemblée autour du butin amoncelé. Le roi demande aux  très valeureux guerriers  de lui céder le vase en plus de sa part. Clovis avala l’affront, nous dit Grégoire, mais  garda sa blessure cachée dans son cœur .

L’évêque récupéra quand même son vase, brisé ou cabossé. Au bout de l’année, ayant convoqué à nouveau l’armée au Champ de Mars, Clovis, passant ses guerriers en revue, reconnut le soldat insolent. Constatant que sa tenue et ses armes laissaient à désirer, il les lui prit et les jeta à terre. Grégoire de Tours n’a certainement pas inventé l’anecdote du vase, elle devait circuler dans les milieux ecclésiastiques de son temps. Mais il lui applique ses procédés de stylisation habituels pour en faire une histoire édifiante.

D’après Godefroid Kurth,  Il n’y manque que l’élément merveilleux pour le classer dans la catégorie des histoires en l’honneur des saints . La véritable histoire du vase de Soissons  sans remettre en cause son historicité. Dans l’Histoire des Francs, l’anecdote du vase apparaît à sa place chronologique, elle vient aussi, pourrait-on dire, à sa place idéologique. Mais en même temps, ce Clovis encore plongé dans le  fanatisme  se distingue déjà de ses guerriers par son respect des clercs : c’est un signe avant-coureur certain de sa conversion. Saint Remi, évêque de Reims demandant à Clovis la restitution du vase de Soissons. Rien dans le texte de Grégoire ne permet d’identifier l’église et l’évêque en question.

Tout au plus le contexte de la guerre contre Syagrius et le fait que le butin est partagé à Soissons les situent-ils avec toute vraisemblance dans l’ancien  domaine gallo-romain , au nord de la Seine. Grégoire quant au nom de l’évêque. L’évêque y lègue  un vase d’argent de dix-huit livres  à l’église de Laon après l’avoir refondu pour en faire  des patènes et des calices . L’histoire du vase de Soissons a un autre intérêt : elle constitue un document rare, bien que fort stylisé, sur la vie militaire des armées franques et, à ce titre, elle a récemment retenu l’attention des historiens les plus  romanistes  de l’époque franque. Sous l’Empire romain, les militaires touchaient régulièrement une solde et une part de butin que leurs chefs leur redistribuaient selon leur grade, leur ancienneté ou d’autres critères. Dans les armées du Bas-Empire qui n’existaient plus que par leurs corps d’auxiliaires barbares, les règles ont sûrement dû s’adapter et, dans bien des cas, se négocier.