Les Gendarmes – Tome 8 – Permis cuit à point ! PDF

Ses habitants sont appelés les Les Gendarmes – Tome 8 – Permis cuit à point ! PDF. Vieille et la tourelle de la Plate sont visibles au premier plan, et l’île de Sein à l’arrière-plan. Elle fait partie d’une arête granitique dont la partie immergée se prolonge sur 25 km vers le large et forme la barrière de récifs appelée la chaussée de Sein.


Plus délirants que ceux de Saint-Tropez, plus efficaces que le GIGN, ils vont vous en faire voir de toutes les couleurs ! Gendarmes, maîtres chien, motards, maritimes ou de haute montagne… personne n’est épargné par l’avalanche de gags – inspirés de faits réels ou tout droit sortis de l’imagination débordante des auteurs – qui débaroule au fil des albums.

Ceux qui ont parfois tendance à nous faire trembler vont cette fois nous faire mourir de rire. Alors profitons-en !

Cette chaussée s’interrompt un peu au-delà du phare d’Ar-Men. L’est de l’île est occupé par le port et le bourg où est regroupé l’ensemble des habitations. L’île est bordée principalement par des plages de galets et de sable qui constituent un rempart fragile contre les tempêtes. Des digues ont donc été construites pour éviter sa  destruction  pure et simple. L’île de Sein vue du phare. L’île a une surface de seulement 0,5 km2 et est basse, son altitude moyenne de 1,5 mètre. Située non loin d’un axe important de navigation commerciale entre la Manche et l’Atlantique, elle a été le témoin de nombreux naufrages de navires venus s’échouer sur sa barrière de récifs.

L’Île de Sein est composée d’une assise granitique recouverte de roches sédimentaires. Le granit qui forme le sous-sol profond n’est pas homogène. Le vent est tout-puissant à Sein : ni arbre ni buisson, une haie maigre. Les petits champs entourés de murets coupe-vent, où les paysannes cultivaient autrefois l’orge et les pommes de terre, sont laissés à l’abandon. Les rares terres de Sein sont envahies de ronces et de broussailles. Là où les murets de pierre tiennent encore, des soucis fleurissent à l’abri, au printemps les pâquerettes ont des tiges. Afin de protéger les maisons sénanes des rafales chargées de sable, l’espace entre les façades a été calculé au plus étroit.

Qui voit Groix, voit sa croix. Qui voit Ouessant voit son sang. Qui voit Sein voit sa fin. Qui voit Groix voit sa joie. De tout temps, l’île de Sein, en raison de sa petitesse et de sa platitude, a été menacée par l’érosion marine, voire par la submersion.

Le journal du Père Maunoir évoque une tempête qui se serait produite vers 1638 :  Les habitants de ce lieu ont été à la veille d’être submergés, une partie des maisons furent renversées par la mer et remplies d’eau . En 1756, en raison de la coïncidence d’une tornade avec une grande marée, la mer faillit engloutir toute l’île, et le duc d’Aiguillon incita alors en vain les Sénans à abandonner leur île, à nouveau envahie par la mer en 1761 lors d’une grande marée. Une autre tempête les 22 et 23 novembre 1822 renverse 115 m de la digue, les muretins servant de clôture aux terres labourées dans la partie sud de l’île et submergé les trois-quarts des terres labourables. Un raz de marée survient en 1830, obligeant les habitants à se réfugier sur le clocher et les toits. L’île est à nouveau submergée pendant une douzaine d’heures en 1836. Les tempêtes de la fin décembre 2013 et du début de janvier 2014 ont aussi éprouvé l’île :  On peut raconter mais je ne sais pas si les gens pourront comprendre. Les murs des maisons ont tremblé.

Celui de la mer, pas du vent. Un parapet protégeant le quai des Paimpolais a sauté avec la mer sur 6 m de long, c’est un bloc de 5 tonnes qui a été emporté. Témoin de la force inédite des vagues, du goémon a été retrouvé au niveau de l’église, le point culminant de l’île à 9 m. L’Enez Sun III de la compagnie Penn-ar-Bed à l’Île-de-Sein. Le phare de l’île et à son pied la centrale thermique. L’île est desservie quotidiennement, sauf conditions météorologiques défavorables, par l’Enez Sun 3, une vedette de la compagnie maritime Penn-ar-Bed qui assure la liaison aller et retour avec le port d’Audierne-Sainte-Evette qui se situe une vingtaine de kilomètres plus à l’est sur le continent. Saintz ou Sainct, étaient aussi usitées par le passé.

Sizun a une étymologie incertaine, il procède de la forme de l’ancien breton Seidhun attestée au XIe siècle de sens inconnu. Sein et, avec un toponyme proche, celui de Sizun en monts d’Arrée. Cependant ces conjectures sémantiques n’ont pas de sens puisque les spécialistes ne rattachent Sizun a aucun mot connu. L’île de Sena, située dans la mer Britannique, en face des Osismiciens, est renommée par un oracle gaulois, dont les prêtresses, vouées à une virginité perpétuelle, sont au nombre de neuf. Longtemps l’on a attribué à Sein un passé mythique. Cette île avait recelé longtemps les derniers restes du Druidisme.