Les jeunes et l’entreprise: la révolution en marche PDF

Tu peux m’envoyer cet article payant par mail ? Le Nouvel Observateur – Les marques, ou contenus du site nouvelobs. Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 14 mars 2018. EHPAD LIEU DE Les jeunes et l’entreprise: la révolution en marche PDF, EHPAD LIEU DE VIE : QUELLES RÉPONSES ACTUELLES AUX BESOINS DES RÉSIDENTS ?


Dans ce dialogue intergénérationnel, père et fils se posent tour à tour la question de l’avenir de l’homme en entreprise. Quelle place est réservée aux jeunes aujourd’hui ? Comment ne pas être dépassé par les nouvelles technologies ? Loin d’établir un simple constat, les auteurs de ce texte nous offrent de véritables outils pour décrypter et réformer le monde de l’entreprise. Entreprise classique d’un côté, start-up de l’autre, la réunion des deux points de vue donne les clefs du management de demain. Un livre étonnant et détonnant, en phase avec l’actualité.

Quelle place pour la télémédecine en EHPAD à l’issue des négociations conventionnelles ? Fermons-nous les yeux depuis trop longtemps sur le quotidien de ces établissements ? Au regard des nombreux rapports parlementaires écrits au cours de la dernière décennie sur la question de la dépendance prise au sens large, il n’est sans doute pas anodin que le présent rapport soit le premier à traiter spécifiquement de la situation des EHPAD. La profonde crise des EHPAD ne peut laisser indifférent. Les très nombreux courriers qu’ont reçus les rapporteures tout au long de la mission révèlent d’ailleurs l’inquiétude qui traverse notre société au sujet de ces établissements, inquiétude qui ne peut être réduite à un phénomène médiatique. C’est dans ce contexte de tension, illustré par des mouvements de grève dans certains établissements, que la mission  flash  de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale conduite par Mme Monique Iborra avait rendu ses conclusions, le 13 septembre dernier. EHPAD en publiant leurs évaluations externes.

10 millions d’euros pour renforcer la présence des infirmières de nuit. 30 millions d’euros par an à partir de 2019 pour valoriser la prévention et 2 millions d’euros pour accompagner la restructuration des établissements. Mme Fiat, co-rapporteure, souhaite toutefois que ces chiffres soient mis en regard de la suppression de nombreux contrats aidés, 12 500 dans les EHPAD publics d’après la Fédération hospitalière de France par exemple, d’une part, et que l’objectif national de dépenses d’assurance maladie voté pour 2018 représente des mesures d’économies pour les établissements médico-sociaux de 250 millions d’euros. Conscient comme beaucoup d’autres acteurs que ces sommes ne peuvent répondre à tous les problèmes dans l’immédiat, le Gouvernement a également mis en place un groupe de travail sur la qualité de vie au travail dans les établissements ainsi qu’un groupe de suivi de la réforme de la tarification.

EHPAD au regard du public accueilli ? C’est ce travail qui a été conduit par la mission d’information constituée au début du mois de décembre 2017. La mission  flash  ayant conduit de nombreuses auditions, il avait été décidé que cette nouvelle mission s’applique sur des constats issus du terrain, au plus près des professionnels et des résidents. Les rapporteures souhaitent d’ailleurs rendre un hommage appuyé aux personnels des EHPAD qui les ont chaleureusement accueillies tout au long de leur mission. Elles ont pu constater à quel point ceux-ci s’investissent sans compter pour améliorer le quotidien de nos aînés, dans des conditions de travail souvent difficiles, sans toujours obtenir la reconnaissance qui leur est due. Ce sont ces modèles rigoureusement analysés qui inspirent le projet d’EHPAD de demain porté par la mission.

EHPAD devront être réinventés pour s’adapter à ce nouveau modèle. Cette approche est nourrie d’une conviction partagée de longue date par les deux rapporteures : c’est autour des besoins de la personne âgée que doit se penser le nouveau modèle d’établissement. Comment en est-on arrivé à cette crise des EHPAD ? Les rapporteures sont persuadées que la réponse à cette question n’est pas à chercher exclusivement à l’intérieur des établissements : elle tient surtout à une insuffisante adaptation de notre société à la réalité et aux conséquences du vieillissement. Ainsi, l’augmentation sans précédent de la population âgée, aujourd’hui bien connue et documentée pourrait s’accompagner d’une hausse de la perte d’autonomie à des niveaux qui doivent nous pousser à agir dès aujourd’hui. Un bébé sur deux qui naît aujourd’hui pourrait devenir centenaire.

Or, la réaction collective à ce vieillissement, quoique parfois tangible dans certaines réformes, s’est révélée jusqu’ici insuffisante pour en saisir pleinement les enjeux. Il leur apparaît également que notre société détourne encore trop souvent le regard quant à l’importance de ce défi du vieillissement dont il est vrai qu’il est au croisement de questionnements très profonds sur le corps, la mort ou la maladie. Notre société est désemparée par la vieillesse et la mort et concernant les acteurs, c’est une forte charge émotionnelle qui les caractérise. Ainsi, le débat sur la condition des plus âgés en France s’est longtemps inscrit dans une réflexion plus globale conduite depuis la Révolution sur la  question sociale , c’est-à-dire sur la pauvreté de manière générale. Cette préoccupation ancienne ne doit toutefois pas masquer l’évolution des priorités ni le caractère cyclique de l’investissement politique dans ce champ.

Elle ne doit pas non plus nous amener à sous-évaluer la crise dans laquelle se trouvent les EHPAD actuellement. Ainsi, sans prétendre à l’exhaustivité, on peut constater que la construction de la politique du vieillissement s’est effectuée par étapes, à la fois peu nombreuses et aux résultats souvent ambivalents, peu lisibles par ceux qui devaient en bénéficier. Le débat a aussi suivi une activité législative particulièrement espacée. Le débat a été rapidement ré-ouvert à la faveur d’une crise, lorsque la canicule de l’été 2003 a provoqué 20 000 décès excédentaires de personnes âgées en France, soit un tiers de la vague de décès subie par l’Europe. Inspirée de la réforme allemande de 1998, la création d’un  cinquième risque , c’est-à-dire d’un véritable régime spécifique concentrant à la fois des ressources et des prestations spécifiques à la perte d’autonomie, est devenue un objet central du débat sur le vieillissement, comme en témoignent les nombreux travaux gouvernementaux et parlementaires conduits sur cette question entre 2007 et 2012.

La mission commune d’information du Sénat rapportée par M. Alain Vasselle répondait très directement au projet du Président de la République de créer ce cinquième risque par un rapport d’étape, publié le 8 juillet 2008. Si ces documents convergeaient donc vers un certain nombre de priorités pour revoir le système de prise en charge des personnes âgées, ils divergeaient sur les moyens d’y parvenir. Or, aucun des choix fondamentaux n’a été tranché et la création du cinquième risque a été tout simplement abandonnée au profit de réformes moins systémiques. De ce fait, les nombreuses avancées obtenues ces dernières années n’ont permis que des progrès partiels et limités. Les rapporteures souhaitent néanmoins souligner les progrès accomplis ces dernières années, tout en regrettant que la plupart de ces initiatives se soient concentrées sur un ou plusieurs aspects de la politique de dépendance sans aspirer à redéfinir un cadre global et cohérent. Solidarité Grand Âge et les plans Alzheimer puis Maladies neurodégénératives 2014-2019.

Il est néanmoins regrettable que leur réussite quantitative, incontestable, n’ait pas été accompagnée d’une réflexion d’ensemble sur la qualité de l’offre proposée et que les résultats aient été bien souvent retardés par rapport à ce qui était initialement prévu. Cet ensemble de mesures positives donne cependant à voir, comme en creux, tous les sujets qui n’ont toujours pas été traités ou des options retenues sans les assumer. Il n’est ainsi probablement pas sain que les dernières réformes aient constamment confirmé la compétence départementale sans s’interroger sur la pertinence de cet échelon. C’est l’ensemble de ces lacunes qui ont conduit à la crise actuelle et qui conduisent la représentation nationale à se pencher de manière approfondie sur ces questions.