Maisons d’architectes en bois : Tome 2 PDF

Constituant une référence dans l’histoire de maisons d’architectes en bois : Tome 2 PDF’architecture française, il marque la transition entre la fin de l’architecture de la renaissance tardive et celle du classicisme. L’histoire du domaine de Maisons-sur-Seine est très liée à celle de la famille de Longueil, une famille de parlementaires appartenant à la noblesse de robe. En 1602, Jean VIII de Longueil se porte acquéreur de la seconde moitié de la seigneurie. Le 18 octobre 1608 le dauphin de France Louis, alors âgé de sept ans, est reçu à Maisons-sur-Seine par Jean VIII de Longueil pour une collation dans le parc.


Le dauphin revient en visite le 6 septembre 1609. En 1629, René de Longueil hérite de la fortune et des biens de Jean VIII, son père. Sur la foi des témoignages des contemporains, le bâtiment est attribué à l’architecte François Mansart. Le 18 avril 1651, le roi Louis XIV, alors âgé de 13 ans, profite de l’occasion d’une chasse en forêt de Saint-Germain pour rendre visite à René de Longueil qui le reçoit à diner en son château de Maisons. Après s’être vu retirer son poste de surintendant, René de Longueil est condamné à l’exil à Maisons-sur-Seine, dont il augmente le domaine par l’achat de petites seigneuries voisines. Le 22 août 1662, le roi Louis XIV et la reine, son épouse Marie-Thérèse d’Autriche, viennent visiter le château de Maisons alors qu’ils séjournent au château de Saint-Germain-en-Laye. Une visite royale restera plus mémorable que les autres, celle des 11 et 12 juillet 1671.

Cette visite est la seule qui a vu un membre de la famille royale dormir au château. René de Longueil, en 1677, l’immense chantier qu’il avait initié est achevé. En 1723, lors de l’une de ses visites aux Longueil, Voltaire tombe malade et est soigné sur place aux frais du marquis. Il est logé dans une chambre au-dessus de celle de la reine. Remis de son mal, Voltaire quitte le château, avant d’apprendre que la chambre qu’il occupait a été dévastée par un incendie.

En mai 1747, le château est visité par Louis XV. La marquise de Pompadour cherche une demeure en bordure de Seine, elle est alors tentée d’acheter le domaine. Mais soucieux de ne pas engager trop de dépenses, le roi écarte l’idée de cette acquisition. La marquise jettera finalement son dévolu sur Bellevue, près de Meudon.

Ces travaux sont interrompus en 1784 en raison du manque d’argent. Le château, peu entretenu et laissé en chantier, entre dans une nouvelle phase d’abandon et de délabrement. En 1791, durant la révolution française, le domaine de Maisons-sur-Seine, comme tous les autres biens du comte d’Artois, est confisqué autre titre de bien national, puis vendu en 1798 au citoyen Lanchère, fournisseur aux armées de la république. En 1804, le maréchal Jean Lannes se porte acquéreur de l’ensemble du domaine de Maisons-sur-Seine. Il fait réaliser des aménagements dans le parc et fait achever les travaux entamés par le comte d’Artois. En 1811, la première pierre du pont de Maisons-sur-Seine est posée, entrainant la perte d’une partie des jardins du château.

Ce pont ne sera achevé qu’en 1822. En 1818, Louise de Guéhéneuc, veuve du maréchal depuis 1809, vend le domaine au banquier Jacques Laffitte. Pour attirer les constructeurs, il fait raser les grandes écuries et livre à bas prix les matériaux récupérés. En 1844, la fille de Jacques Laffitte, Albine Laffitte, hérite du château, avant de le vendre en 1850 à Charles Xavier Thomas de Colmar, assureur et inventeur de l’arithmomètre.

En 1877, les héritiers de Thomas de Colmar cèdent le château au peintre Tilman Grommé, qui lotit le petit parc et démolit le portail d’entrée de l’avant-cour. En 1905, l’État rachète le château pour le sauver de la démolition. Le château est ouvert au public depuis le 26 juillet 1912. Magnifiquement situé entre la Seine et la forêt de Saint-Germain-en-Laye, le château de Maisons a été conçu comme la pièce centrale d’une composition paysagère dotée d’une immense perspective. Placé sur un axe est-ouest légèrement décalé, le château expose sa façade côté jardin vers le sud-est et sa façade côté cour vers le nord-ouest. Le domaine de Maisons couvrait à l’origine toute la partie nord de la ville actuelle de Maisons-Laffitte.