Monet intime: Photographies de Bernard Plossu PDF

Grâce à de nombreux dons, legs et achats de la ville, il possède la plus riche collection de peintures impressionnistes en province. Fondé en 1845 et dirigé par le peintre Adolphe-Hippolyte Couveley, le musée des beaux-arts du Havre est complètement détruit par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Les 1 500 peintures monet intime: Photographies de Bernard Plossu PDF en lieu sûr sont épargnées, mais la plus grande partie des sculptures laissées sur place disparaît. Dès 1951 la municipalité du Havre décide de construire un nouveau bâtiment.


Ce projet débute en 1952, grâce aux efforts conjugués de Georges Salles, directeur des Musées de France, et de Reynold Arnould, artiste havrais nommé conservateur des musées de la ville. Auguste Perret, et à ses associés, Raymond Audigier, Michel Weill et Jean Dimitrijevic, débutent en 1958. Pour remédier aux dégradations aggravées par l’air marin, la municipalité décide en 1993 de réhabiliter le musée. Les architectes Emmanuelle et Laurent Beaudouin, lauréats du concours, restructurent l’édifice, entre 1995 et 1999, tout en revalorisant ses qualités architecturales et paysagères. Malraux, auquel on ajoutera le vocable d’art moderne en 2011, à l’occasion de son cinquantenaire.

L’édifice, vitré sur cinq faces, est baigné de lumière naturelle. Dépourvu de mur porteur, le musée est un espace flexible. Reposant sur quelques poteaux, la structure dégage un vaste volume qui se prête à tous les usages et à tous les aménagements. Ainsi, avec un espace ouvert et 550 m2 de surfaces vitrées, la transparence est omniprésente et le bâtiment laisse pénétrer la lumière changeante de l’estuaire de la Seine, celle-là même qui a inspiré de nombreux peintres présents dans les collections. Le Signal, sculpture monumentale commandée par l’État en 1956 à Henri-Georges Adam pour le parvis du musée-maison de la culture, fait partie intégrante du musée et de son identité. Longue de 22 mètres, haute de 7 mètres et pesant plus de 220 tonnes, la sculpture isole un fragment du paysage, autour duquel elle dessine un cadre de béton, et souligne la situation exceptionnelle de l’édifice à l’entrée du port.

Le nom de Signal, qui explicite la fonction de l’œuvre, ne semble pas avoir été attribué par l’artiste. Cette appellation apparaît dans la presse à partir de 1959, et c’est sous ce titre qu’elle est inventoriée au Fonds national d’art contemporain et dans les registres du musée. Mais, pour les Havrais, son nom semble ne jamais s’être véritablement fixé et  l’œil ,  la navette ,  la boussole  sont autant de termes qui lui sont plus spontanément attribués. Durant les cinquante années où elle est restée placée sans protection sous les vents dominants, l’œuvre a subi de plein fouet les intempéries, cause majeure d’érosion.