Orthodoxie, christianisme, histoire : Orthodoxie, Christianity, History PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La thèse mythiste est une théorie selon laquelle Jésus de Nazareth n’a pas orthodoxie, christianisme, histoire : Orthodoxie, Christianity, History PDF réalité historique : le personnage de Jésus serait une création mythique ou mythologique.


Elle tente d’expliquer entre autres l’apparition du christianisme ancien. Dans ce contexte, Jésus devient un personnage conceptuel, instrumentalisé par les premiers chrétiens. La thèse de l’inexistence historique de Jésus est restée marginale au sein de la recherche historique académique, complètement rejetée par les spécialistes universitaires du christianisme depuis la fin des années 1930. La thèse mythiste a néanmoins continué d’être reprise régulièrement par des auteurs en dehors du milieu académique. Article détaillé : Quêtes du Jésus historique. Les quêtes du Jésus historique désignent les étapes historiographiques successives de l’étude de la vie de Jésus de Nazareth en tant que personnage historique.

Article détaillé : Sources sur la vie de Jésus de Nazareth. Flavius Josèphe, dont le fameux Testimonium flavianum. Flavius Josèphe, aucun autre auteur non chrétien du premier siècle ne parle de Jésus : ni les Romains Sénèque, Pline l’Ancien et Quintilien, ni le Grec Plutarque, ni le Juif Philon d’Alexandrie. Il faut attendre le tournant des premier et deuxième siècles pour voir apparaître dans les œuvres des auteurs latins Tacite, Pline le Jeune et Suétone les premières mentions de communautés chrétiennes, qui commencent à prendre, au moins localement, suffisamment d’importance pour que l’administration romaine s’en préoccupe. La question des sources n’a pas conduit les historiens spécialistes à remettre en question l’existence de Jésus. Mais il concluait :  Les efforts, souvent érudits et ingénieux des mythologues n’ont gagné à leurs thèses aucun des savants indépendants et désintéressés que rien n’empêcherait de s’incliner devant un fait bien établi et dont l’adhésion aurait eu du sens.

Pour les chercheurs et spécialistes, les thèses mythistes sont rejetées par un ensemble d’éléments et d’arguments tant externes qu’internes au Nouveau Testament. Nous ne sommes plus au temps où B. L’imagination suppléait alors au silence des sources . Quant à l’entreprise inverse, quant aux thèses des mythologues qui, devant les difficultés rencontrées par l’historien, ont pensé les résoudre toutes en expliquant les Évangiles comme un mythe solaire ou un drame sacré purement symbolique, elle ne résiste pas à l’analyse. Carte du premier voyage missionnaire de Paul de Tarse, v. Jésus qui était le plus souvent celle de l’auteur. L’ouvrage d’Albert Schweitzer sur l’histoire des vies de Jésus a mis un terme à ce genre de projet.

Même les historiens les plus sceptiques sur les récits des évangiles jugent invraisemblable que les chrétiens aient pu inventer la crucifixion de Jésus. En effet, dès les débuts du christianisme celui-ci a été attaqué de façon virulente par les autres courants du judaïsme en Palestine, et par les païens quand il a commencé à se propager dans le monde gréco-romain. Il est invraisemblable que parmi ces attaques, aucune n’ait porté sur l’existence de Jésus dans les décennies ayant suivi son exécution telle que présentée par les chrétiens. Baraïta, c’est-à-dire une tradition orale incorporée dans une compilation écrite. France estime qu’ au plus tard au début du second siècle, Jésus était connu et exécré comme un faiseur de miracles et un prédicateur qui avait rassemblé de nombreux disciples, et avait été justement exécuté comme  quelqu’un qui détournait Israël de son chemin . Aussi peu flatteur que cela soit, cela constitue, de façon déformée, une preuve de l’impact des miracles et de l’enseignement de Jésus. Quelques chercheurs pensent, néanmoins, que la question ne peut être tranchée avec les éléments dont on dispose, ou que la question mériterait d’être réexaminée.