Peindre et décorer vos objets en verre PDF

Plat à décor de phénix, émaux de Longwy. Les Faïenceries et Émaux de Longwy, fondées en 1798, est une société commercial, située en Lorraine, au nord du département de Meurthe-et-Moselle et aux frontières de la Belgique et du Luxembourg. Le savoir-faire des émaux de Longwy est inscrit à l’Inventaire du patrimoine peindre et décorer vos objets en verre PDF immatériel en France.


Créez des motifs chatoyants sur des supports en verre ordinaire que vous possédez sûrement au fond de vos placards (bouteilles, assiettes, boîtes, fioles, vases, carafes…). Des couleurs (thermodurcissables, acryliques, vitrail, repositionnables) et des matières diverses (gels acryliques, dorures, patines) sont employées afin de mettre vos objets en valeur. La cuisson peut s’effectuer dans un simple four ménager. L’auteur vous propose 85 modèles originaux pour décorer toutes les pièces de votre intérieur. Plus de 300 photos en couleurs et des explications précises vous aideront à les réaliser sans aucune difficulté.

Charles Régnier est à l’origine de la fondation des Faïenceries de Longwy. Il installe la manufacture dans un ancien couvent carmélite devenu bien national. La production se limite à des pièces classiques comme des services de table. Vers 1814-1815 la production s’arrête en raison de difficultés économiques dues principalement aux guerres napoléoniennes et au siège de la ville par les prussiens. Celui-ci étant le propriétaire des faïenceries d’Audun-le-Tiche et de Septfontaines. Ceci sera une chance car il pourra profiter des conseils de son beau-père et il développera la commercialisation et la production avec de nouvelles pâtes et l’émail au blanc fin jusqu’en 1835 date de son décès.

Henri-Joseph d’Huart, baron belge, qui prendra donc logiquement la tête de la manufacture laissée en héritage à son épouse. Inventif et entreprenant, il améliore les techniques de fabrication et modernise l’entreprise et les ateliers avec notamment l’utilisation de fours à coke. Il innove une nouvelle glaçure et adopte les techniques de l’impression sur faïence. Vers 1870, les deux fils d’Henri-Joseph, tous deux centraliens, sont aux commandes de la Faïencerie. Au dos des pièces produites, ils mettent leurs armoiries reconnaissables à leurs feuilles de houx. En réponse à l’engouement des Français pour les produits cloisonnés venus d’Extrême-Orient ils font appel à un italien, Amédée de Carenza qui a dirigé les usines de céramique de l’Empereur du Japon. Les célèbres Émaux de Longwy sont nés.

Ils deviennent la spécialité de la ville. En 1885, toujours pour riposter à l’invasion des produits asiatiques dans le domaine de la poterie, la Faïencerie recherche de nouveaux décors dans les tendances chinoises, japonaises, iznik, perses ou égyptiennes. Plusieurs motifs voient le jour, dont un semis de fleurs de pommiers blanches et roses sur un fond bleu céruléen, d’inspiration japonaise. Ce décor marque le début d’une période féconde, il est toujours produit de nos jours dans sa version originale ou revisitée.

Les deux frères d’Huart font aussi venir de nombreux céramistes ou peintres de Paris comme Charles Rudhart, Croisy, Carrière, Schuller, Cirode, Clairin ou Morlon pour moderniser la production qui marqueront leur empreinte dans des œuvres impressionnistes dans la technique dite de la Barbotine. Faïencerie une période très riche et composée d’œuvres prestigieuses et d’un talent artistique majestueux. 1918, le style Art déco ouvre de nouvelles perspectives artistiques à la Faïencerie, notamment au travers de l’association avec l’atelier d’art  Primavera  des magasins du Printemps. Durant cette période, de nombreux artistes comme Lévy, Luce, Olesievicz ou Raymond Chevallier collaborent avec les Émaux de Longwy et créent des formes plus modernes et géométriques. En 1939, l’activité cesse en raison de l’exode.