Pour une philosophie politique critique : Itinéraires PDF

En effet, un peuple peut se concevoir, ou non, en tant que nation, et, à ce titre, se doter, ou non, de la structure d’pour une philosophie politique critique : Itinéraires PDF État. Ce terme n’est pas défini juridiquement, toutefois l’usage en politique internationale en fait un équivalent d’État souverain.


«Critique, cette philosophie politique l’est de par la jonction de deux dimensions, la critique de la domination d’une part, une interrogation permanente sur ses conditions de possibilité de l’autre. À vrai dire, une troisième dimension se fait jour dans ces pages, traversées en quelque sorte par une montée de l’utopie, au point d’infléchir cette philosophie vers une philosophie politique « critico-utopique », si l’on reprend le terme forgé par Marx pour désigner les socialistes utopiques qu’il tenait, contrairement à la légende, en grande estime pour avoir su donner l’expression Imaginative d’un monde nouveau ». C’est sous des formes diverses, le lien humain chez Pierre Leroux, l’humain chez Emmanuel Levinas, la confrontation entre l’utopie et la démocratie que sont tentées une sortie, mieux, une évasion vers ce qui est différent, vers l’autrement. Contrairement à la doxa prisonnière de l’horizon libéral, il n’est pas vrai que la démocratie ait évincé l’utopie, comme si l’époque de la démocratie avait succédé à l’époque de l’utopie en en signant la fin.»

Deux notions différencient ainsi pour l’auteur la nation du peuple : l’État et l’origine. Pour le Dictionnaire Hachette,  la nation est une communauté humaine caractérisée par la conscience de son identité historique ou culturelle, et souvent par l’unité linguistique ou religieuse. Au sens moderne du terme,  nation  a une signification à dominante politique. Au Canada anglais, les critiques ont fusé et beaucoup craignaient que cela donne un nouvel élan aux souverainistes québécois. Dans le but d’obtenir un État ou des droits spécifiques, les groupes se présentant comme une  nation  ont souvent tenté de définir la dite  nation , et donc de la légitimer, par des critères historiques. L’optique des sciences sociales amène à regarder de manière critique l’idée de nation. Le concept même de nation est arbitraire, et donc, la définition dépendra de l’émetteur de cette même définition.

Les agents intéressés à en produire une définition arrêtée sont généralement les mêmes agents qui sont impliqués dans cette définition, c’est-à-dire les nationalistes eux-mêmes. L’approche que choisit d’adopter Anderson défie alors le caractère objectif souvent attribué à l’idée de la nation. Il existe deux modèles principaux pour étudier le concept de la nation, conçus à partir des expériences nationales françaises et allemandes. Lumières et insiste par contre sur la volonté du  vivre ensemble , la nation étant alors le résultat d’un acte d’autodéfinition.

Les analyses actuelles des historiens français sont plutôt basées sur des études socio-historiques de la constitution du sentiment d’identité nationale, en essayant d’en cerner les différents mécanismes individuels et collectifs, conscients et inconscients, volontairement construits et involontaires. Le terme  nation  n’est pas défini juridiquement. La théorie classique du droit international ne reconnait comme sujet que l’État souverain. Dans les langues romanes, le terme nation est indigène et semble avoir été longtemps utilisé pour désigner le lieu de naissance, que ce soit un bourg ou un territoire plus étendu. Mais d’une langue à l’autre il y a une grande différence dans la chronologie des variations de sens et les sens divers admis simultanément.