Regard sur les coquillages PDF

Un blog aux petits soins pour la peau, aux petits soins pour soi. Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés. De tout temps, les Egyptiennes de l’Antiquité furent reconnues pour leur élégance. Vêtues de longues robes blanches en lin, le plus souvent d’une grande simplicité, la recherche dans leur tenue tenait en l’art du plissé, les jeux de transparence, par les détails tels qu’regard sur les coquillages PDF bretelle nouée sous la poitrine, de la superposition de fines étoffes, dévoilant une épaule, un bras ou un sein.


Comme Regard sur les insectes, qui l’a précédé, ce livre est d’abord un  » univers des formes  » de la nature marine. Les artistes en sont les milliers d’espèces de mollusques qui sécrètent ces coquilles aux infinies variations colorées, aux aspérités inquiétantes, au poli velouté de la surface. Porcelaines, cônes, mitres, volutes, strombes, les favoris des collectionneurs représentent à peine cinq pour cent des cent mille espèces connues ( le deuxième phylum des êtres vivants après celui des arthropodes), autant, sans doute, restant à découvrir. Là est l’autre dimension du livre, scientifique et réflexive : un  » Discours de la méthode  » de la systématique. Philippe Bouchet lui donne la forme d’une savoureuse description du métier de malacologue, nourrie d’exemples concrets sur la biodiversité, les menaces dues à la pression anthropique, le rôle patrimonial et scientifique des Muséums d’histoire naturelle, irremplaçables conservatoires des types porte-nom.  » La plupart du temps, on ne sait pas. On voit que tel coquillage nous est inconnu, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit d’une espèce nouvelle « . Embarqués sur le bateau de l’Institut de Recherche pour le Développement, au large des côtes de Nouvelle-Calédonie, nous suivons l’auteur et son équipe dans leur travail d’exploration, de prélèvements, de tri préliminaire. Plusieurs années peuvent s’écouler, avant que les rares experts internationaux de chaque famille ne se prononcent sur la découverte d’une espèce. Aussi est-il délicat de préjuger de leur rareté, ou des menaces d’extinction, surtout quand elles ne sont pas le fait de l’homme : 48% des espèces recensées sur le site de Koumac sont représentées par cinq spécimens ou moins, 20% par un seul, mais cette rareté extrême peut concerner plus d’un million d’individus tant sont étroites les zones de recherche ! Ignorance abyssale, compensée par la fierté du chercheur de découvrir, de nom-
mer, de conserver au sein d’une collection scientifique, une des 350 nouvelles espèces recensées chaque année.

De somptueux bijoux complétaient cet ensemble et se détachaient sur la blancheur de la toilette, y apportant de délicieuses touches de fantaisie et de raffinement, rehaussant ainsi la beauté des Egyptiennes. Eléments de parure, ils tenaient aussi lieu d’objets magiques de protection contre la malchance et les dangers. Les bijoux étaient portés autant par les hommes que par les femmes, et au sein de toutes les classes sociales. Du collier le plus simple, cordelette retenant un petit coquillage, au lourd pectoral en or serti de pierreries, ces bijoux antiques témoignent du talent et de l’imagination des orfèvres de l’Egypte d’alors. Pour l’élaboration de ces joyaux, ces artisans faisaient appel à toute la gamme symbolique de l’ancienne Egypte : l’oeil d’Horus, Ankh symbole de vie, un scarabée tenant entre ses pattes le disque solaire.

On retrouve également dans les formes et les motifs choisis, par exemple, des feuilles ciselées, un escargot ou un coquillage, des fleurs de lotus. Les archéologues ont découvert des bijoux de toutes sortes : colliers, bracelets, bagues, boucles d’oreilles, diadèmes, de forme et de taille variées. Toutefois, les bagues, portées en grand nombre voire parfois plusieurs sur les mêmes doigts, et les bracelets, aux bras, poignets et chevilles, étaient également très appréciés. La mode des boucles d’oreilles, portées sur des oreilles percées, venait de l’Orient. Présent en abondance dans les mines du désert oriental, l’or était le plus couramment utilisé par les orfèvres. De même, les artisans employaient l’argent, le bronze ou l’ivoire.