Revue de musicologie tome 76, n° 1 (1990) PDF

Nature offre à Guillaume de Machaut trois enfants : Sens, Rhétorique et Musique. Il a mené une vie dans le monde laïc, au service de mécènes et en liens étroits revue de musicologie tome 76, n° 1 (1990) PDF la Couronne de France, et une vie ecclésiastique en tant que chanoine de Reims. Clerc lettré et maître des arts, il a marqué pendant au moins un siècle la production artistique européenne.


Bernard Lamy et la musique : fonction des références musicales dans La Rhétorique ou L’Art de parler (Christine Noille) / L’orchestre de l’Opéra et son évolution de Campra à Rameau (Jérôme de La Gorce) / Fantin-Latour et ses musiciens (Valérie Bajou) / Deux séquences de musique instrumentale (Michel Huglo) / Le De Synemmenis et sa tradition : contribution à l’étude des mesures du monocorde vers la fin du XIIIe siècle (Christian Meyer) / Le profane et le religieux dans les différentes versions de l’Ave Maria de Franz Liszt (Serge Gut)

On ne sait rien de certain sur ses vingt premières années sinon qu’il reçut les ordres mineurs étant jeune. Il fut sans doute éduqué à Reims où il rencontra de grands seigneurs. En 1324, il composa la première œuvre que l’on connait de lui, le motet Bone Pastor Guillerme dédié au nouvel archevêque de Reims Guillaume de Trie. Il fut employé comme secrétaire de 1323 à 1346 par Jean Ier de Bohême, avec lequel il acquit l’amour de la fauconnerie, de la chevalerie et des aventures. Ces divers voyages sont racontés dans ses œuvres Le Confort d’Ami et La Prise d’Alexandrie. Machaut parle de Jean de Bohême comme d’un roi idéal : un homme courageux et généreux. Machaut s’installa ensuite en tant que chanoine au sein du chapitre de la cathédrale de Reims, ayant renoncé à ses autres postes canoniaux à la demande du pape Benoît XII.

La date de son installation est floue. Cette vie de chanoine sera le point de départ de la période la plus féconde pour son œuvre poétique et musicale. Il posséda une maison à Reims au 4 de l’actuelle rue d’Anjou. Il s’y retira à la fin de sa vie. Jean en la cathédrale de Reims. Guillaume de Machaut survécut à la Peste noire qui dévasta l’Europe, et vécut ses dernières années à Reims, recopiant ses manuscrits et composant. Il relate une histoire d’amour tardive pour une jeune femme de 19 ans, supposée être Péronne d’Armentières, bien que cela soit contesté par d’autres.