Satisfaire son besoin de reconnaissance : S’accepter et être accepté PDF

Satisfaire son besoin de reconnaissance : S’accepter et être accepté PDF start-up a 40 ans ! Depuis 1976, Decathlon innove pour rendre le sport accessible avec un esprit avant-gardiste.


Dès l’enfance, la construction de l’identité se fonde sur la circulation et la qualité des signes de reconnaissance échangés avec l’environnement. Chacun de nous, pour exister, a besoin d’être reconnu, accepté, d’échanger, de recevoir et de donner des stimulations tant physiques que psychiques. Mieux nous saurons reconnaître et gérer les signes de reconnaissances, plus notre vie personnelle et sociale s’enrichira et se renouvellera.

En 2016, qui d’autre mieux que les fondateurs de l’enseigne nordiste, devenue internationale et passée de 7 à 70 000 collaborateurs, pouvaient raconter cette esprit d’entreprenariat partagé ? Une plongée dans le passé qui nous propulse vers l’avenir. C’est l’été 1976 et la France retient son souffle. La canicule brûle champs et poumons. Si la météo régale les premiers estivants, les agriculteurs recherchent l’eau.

Mais, entre températures caniculaires et plaisirs de vacanciers, le pays s’est pris de passion pour le sport. Le sport commence à prendre une place de choix dans un pays où la démocratisation de la pratique s’accélère. Du rond à l’ovale, les Français se découvrent ou se redécouvrent des envies et des passions. Rio le 21 janvier, un avion supersonique dont Air France est très fier. Les premiers vainqueurs du Loto National, lancé en mai, peuvent d’ailleurs dépenser leurs gains jusqu’aux Amériques. Le jackpot, aux Etats-Unis, Sylvester Stallone va bientôt le toucher en lançant le premier de ses films Rocky.

On était des fous dingues ! Ils sont alors une poignée à œuvrer et à s’activer. Les maçons-architectes sont enthousiasmés par la vision de Michel. Benoît, Didier, Hervé, Nicolas, Stanislas et Stéphane la suivent avec passion, déjà.

Tous sont férus de sport et partagent un enthousiasme débordant. Qui sont les fondateurs de Decathlon ? Ils ont une vingtaine d’années, ils sont jeunes, enthousiastes, sportifs, parfois amis et souvent inexpérimentés dans la grande distribution. Salaire d’embauche : 2 200 francs mensuels pour les célibataires, 2 400 francs pour les jeunes mariés. La demi-douzaine de talents recrutée par Michel Leclercq se lance dans l’aventure avec le patron. Le sport est la passion commune de la bande. Decathlon a-t-il tenté d’autres aventures en dehors du sport ?

Raconter Michel Leclercq, c’est dérouler l’histoire d’une vision. Le petit-fils de Louis Mulliez, fondateur des filatures de Saint-Liévin au début du siècle dernier et patriarche du groupe industriel éponyme, s’émancipe de l’entreprise familiale au milieu des années 1970 où il s’occupe de l’informatique chez Auchan. Il a 35 ans en 1975 et veut créer un nouveau modèle de grande distribution. Il songeait aux livres et au sport comme terrains à défricher.

Michel possède la vision du projet, extrêmement novatrice pour l’époque. Il lui reste à passer à l’action. Il recrute en une semaine six jeunes collaborateurs. Il nous a laissé devant une feuille blanche avec son idée : créer un magasin de sport où l’on vendrait pour le plus grand nombre avec une volonté de prix très attractifs , se souvient Benoît Poizat. On a tout appris sur le terrain.