Spectacle des joutes : Sport et courtoisie à la fin du Moyen Age PDF

Cet article est une ébauche concernant le sport. Statue du discobole dans les jardins botaniques de Copenhague. L’Histoire du sport spectacle des joutes : Sport et courtoisie à la fin du Moyen Age PDF un champ de l’étude historique qui se concentre sur l’évolution des pratiques sportives.


Apparu autour du XIe siècle, le tournoi s’apparente à une simple répétition générale de la bataille : des cavaliers munis de lances s’affrontent en assauts collectifs dans l’espoir de capturer hommes et chevaux pour ensuite les rançonner. Assez primaire dans sa forme, le tournoi évolue bientôt vers la joute, opposition individuelle entre deux combattants identifiés par leurs armoiries. Au XVe siècle se développent les pas d’armes : exercices de joute consistant à défendre un  » pas ou passage contre quiconque relève le défi. Inspirés par les légendes du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde, les participants obéissent à la fiction de défendre et d’attaquer une place, un pont ou une croisée de chemins. Simulacre de situation militaire, l’objectif est de rompre des lances sur son adversaire ou d’échanger avec lui un nombre déterminé de coups d’épée ou de hache. Les pas d’armes sont des jeux corporels. La dépense physique, les accidents, l’esprit compétitif, les tricheries et le chauvinisme y font rage dans un cadre réglementé. Les pas d’armes sont également des spectacles pour un public nombreux en partie féminin. La mise en scène d’une oeuvre ou d’un héros littéraire dans des décors somptueux fait écho à l’amour courtois et plus largement à la culture chevaleresque européenne. Les pas d’armes ont aussi une réalité financière et politique puisqu’ils permettent de gagner de l’argent ou d’accroître le prestige des mécènes. Dans ces lieux d’intense activité diplomatique, les plus grands princes de Castille, de Bourgogne ou de France côtoient les champions les plus réputés. Avec ce regard sur les pratiques physiques médiévales, la comparaison entre sport et pas d’armes devient possible. Elle jette un pavé dans la mare des « penseurs du muscle » qui ont communément admis que le sport est né au XIXe siècle en Angleterre sur des bases antiques.

L’homme ayant un goût presque inné pour le jeu, il est assez logique de retrouver des pratiques de ce type sous toutes les latitudes et à toutes les époques. L’historien du sport qui a la charge ces études est avant tout un historien. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. James Moore et Jean-Eugène-André Castera, premier et second du premier Paris-Rouen cycliste, en 1869. Pierre de Coubertin son statut de père du sport français. Aux États-Unis, Harold Seymour pose à la fin des années 1950 les bases de l’étude moderne du sport en étudiant dans le cadre universitaire, à Cornell de surcroit, les débuts du baseball.

Américains et Canadiens sont les premiers à se structurer en matière d’histoire du sport. Les Britanniques emboîtent le pas aux Nord-Américains à partir des années 1970. Cette publication stimule une première vague de recherches en France mais cette dernière se cantonne trop souvent au seul champ du sport scolaire. En France, une voie nouvelle s’est ouverte depuis peu sur l’enracinement médiéval du sport.