Volonté de changement au Zaïre, tome 1 PDF

Position du Rwanda en Afrique volonté de changement au Zaïre, tome 1 PDF l’Est. Cet article présente les faits saillants de l’histoire du Rwanda, un pays de l’Afrique de l’Est.


Les premiers signes de présence humaine au Rwanda datent de 1000 av. Des archéologues ont découvert les traces d’une civilisation maîtrisant le fer et la poterie . Le Rwanda devient un royaume à la tête duquel 25 rois se succèdent entre 1081 et la colonisation. Lors de la colonisation, les ethnologues européens et les Pères blancs de l’Église catholique contribuent à diffuser une histoire du Rwanda, fortement discutable. Cette conception ethniste est aujourd’hui remise en cause au profit de la conception socio-professionnelle. L’ensemble de la population partage la même langue, la même religion et la même culture, critères employés habituellement pour définir l’ethnie. Après la brève incursion de 4 jours en 1892 d’un explorateur autrichien, le comte allemand Gustav Adolf von Götzen entre officiellement au Rwanda à la tête d’une troupe de 620 soldats en 1894.

En 1931, le roi Yuhi Musinga, qui refuse de se faire baptiser, est obligé de partir en exil dans l’actuelle République démocratique du Congo. Les missions catholiques prennent de plus en plus d’importance dans le pays. Elles se chargent de l’éducation sur tout le territoire. En 1956, Mutara Rudahigwa commence à revendiquer l’indépendance du pays auprès de l’ONU. Le 25 juillet 1959, Mutara Rudahigwa meurt dans des conditions mystérieuses.

Kigeli V Ndahindurwa est alors placé au pouvoir par les conseillers de Mutara Rudahigwa. En 1960, l’ancien gouvernement de Kigeli Ndahindurwa quitte le pays pour l’Ouganda, ainsi que plus de 200 000 Tutsi. Le Conseil de tutelle des Nations unies insiste pour que la Belgique accorde l’indépendance au Rwanda. C’est chose faite le 1er juillet 1962.

En décembre 1963, les Tutsi exilés essayent de revenir sur le territoire rwandais par la force : ils échouent. Ils refusent fermement les propositions de négociation pour leur retour émises par le pouvoir en place. Les Tutsi exilés n’acceptent pas d’être dirigés par un Hutu et souhaitent réinstaurer la monarchie Tutsi. Fin 1972 et début 1973, le pouvoir de Grégoire Kayibanda est menacé par des politiciens et des militaires issus du nord du pays qui lui reprochent une faible riposte envers les Tutsi de l’extérieur. Kayibanda tente en vain de créer une unité nationale tout en se voulant ouvert au dialogue avec les Tutsi exilés mais son pouvoir semble fortement affaibli par ses opposants. Après son coup d’État, le nouveau président et chef de l’armée Juvénal Habyarimana pratiquera une politique de discrimination ethnique en mettant en place un système de quotas.